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30 avril 2009

Porto

On parle encore de voyages et encore avec du retard mais c'est parce que mon but est d'entrer dans les VIB Hautetfort du voyages. Nan c'est une blague, c'est juste que comme je suis très riche, je pars souvent quelques jours (c'est une blague aussi).

Donc sur un coup de folie décidé en quelques heures, Phillip l'allemand et moi sommes partis à Porto. Le bus était à deux heures du matin et on devait arriver à 7h30 heure portugaise. À savoir 8h30 heure française-espagnole-italienne-allemande. Je dis "devais" parce qu'on est en fait arrivé à cinq heures heure portugaise! Un grand moment de bonheur! Saviez-vous que la pire heure de la nuit est celle entre cinq et six parce qu'il n'y a rien? Les bars ferment, les cafés ne sont pas encore ouverts, les gares non plus, il n'y a pas de transports en commun, il fait nuit, il fait froid et par dessus le marché, on ne savait pas où on était précisément! On a d'abord rigolé et puis grâce à mon plan de guide de voyage du Portugal, on est parti en direction du centre attendre l'ouverture d'un café.

Je vous la fais en accéléré: j'avais dormi en tout et pour tout 3h30 dans le bus, il faisait froid et le café n'a ouvert qu'à six heures. Par chance, il avait des gâteaux de Belém, une patisserie que j'avais goûté à Lisboa et qui m'avait enchanté! À huit heures, on était au nord-ouest de Porto, sur la plage, alors que le soleil se levait, pour dormir. À 10h30, on est parti de la plage parce qu'il commençais à pleuvoir. Les joies du climat océanique...

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C'est vraiment à ce moment qu'ont commencé nos deux journées à Porto. Tout de suite, une impression: je ne suis pas enchantée comme à Lisboa. À Lisboa, on a eu de la pluie pendant 1,5 jours, du soleil, du chaud, du froid... Et malgré le temps pourri, la ville m'a enchanté. À la fois blanche et colorée, c'est une ville très gaie pour moi. Alors que Porto, non. La pluie a duré moins longtemps, on a eu beaucoup de soleil MAIS, je ne suis pas autant émerveillée. C'est beaucoup plus sombre, on voit qu'il y a eu une influence anglaise importante. À vrai dire, les maisons de Porto m'ont fait penser aux 101 dalmatiens de Disney, lorsque l'on voit les plans de Londres: des maisons-immeubles de 4-5 étages, collées les unes aux autres, sombres et toutes fines!

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Néanmoins Porto c'est le Portugal, et moi j'aime bien.

Avec Phillip, on s'est un peu balladé dans la ville le matin et on a tenté de compter le nombre d'églises. Beaucoup. Et puis l'après-midi on a décidé de faire les touristes qui veulent acheter du vin de Porto. Donc on est allé visiter une cave. On n'a pas choisi la plus merdique ni la plus simple d'accès (1,5 km du centre en montée avec nos sacs à dos, très sympa comme ballade!): Grahams. 3€ pour une visite et une dégustation de trois vins de Porto: on en a dégusté 7 (on devait avoir des têtes sympas pour le guide!). Le vin de Porto est très doux et très sucré, je vous laisse imaginer l'état dans lequel on est reparti...

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70 millions de litres de vin là-dedans, non ce n'est pas une blague!

Et puis malgré la pluie et le fait que la ville soit obscure, j'ai quand même réussi à prendre quelques jolies photos, notamment dans les parcs qui sont nombreux. En voici un florilège:

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Le samedi 25 avril, c'était la commémoration de la révolution des oeillets, révolution douce qui a eu pour conséquence la chute de la dictature salazariste et l'établissement de la démocratie en 1974-1975. L'occasion pour nous de regarder le défilé et la manière dont on fête la démocratie au Portugal. Au final, pas grand monde (pour la deuxième ville du pays, ça m'a choqué qu'il y ait si peu de gens!) mais un joli défilé avec des oeillets rouges et un concert de musique cubaine avec salsa!

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Et pour finir, Porto l'envers du décor. Une zone en décrépitude dans laquelle quasi plus personne ne va. Des ordures de partout, des vieilles maisons à l'abandon... C'est un peu dommage. On dirait que ce vieux quartiers de la ville tombe en ruine, comme si on voulait laisser de côté une partie de l'Histoire...

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Celle-là, c'est pour avoir une dernière jolie image: le pont Eiffel et un arc-en-ciel...

 

Bon et puis demain je pars en Allemagne jusqu'à mardi donc je vous parlerai certainement encore de voyages. À moins que je change un peu de sujet parce que ça va commencer à devenir lourd toujours le même thème. J'ai des états-d'âme en pagaille qui mériteraient bien de se poser un peu!

Bonne journée!

24 avril 2009

Coup de folie

Parfois, il arrive qu'on prenne une décision totalement imprévue et ça fait vachement du bien.

Donc pour l'imprévu, je vais à Porto pendant deux jours!!

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On a décidé ça avec mon copain Phillip l'allemand: le voyage de classe à Lisboa étant repoussé, pourquoi ne pas aller voir Porto pendant qu'on peut encore? Départ cette nuit à deux heures, retour dimanche à trois heures du matin. Demain, on regarde le levé du soleil depuis la plage...

Très bon week-end à tout le monde! Ci-dessous, fin du compte-rendu du voyage en Italie!

23 avril 2009

L'avventura italiana (partie II)

Donc on en était au moment où Andrea et moi on a décidé de faire les touristes. Mais vraiment les vrais de vrais, pas les touristes en mode "petit". Non du grand touriste. On n'a pas choisi la destination au hasard: on a été à Venezia. Ouais messieurs-dames, même si vous vous en doutiez, avouez que ça en jette non? "Qu'est-ce que t'as fait pendant tes vacances toi? Oh j'ai été faire la touriste à Venise. Pardon, ma gondole perso m'attend...". Je rigooooooole!!

On a commencé par faire les touristes qui se lèvent tôt: à 9h on était dans le train. On est trop des oufs je sais. Surtout le lendemain d'avoir mangé des supers bonnes lasagnes dans une trattoria de Bologna. Donc à 9h on était dans le train et à 9h12, je dormais écroulée sur Andrea. L'élégance française, en toute circonstance...

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Première image de Venezia...

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On est arrivé à 11h à Venise et j'ai commencé à être une touriste folle: je n'arrêtais pas de répéter "je suis à Venise, je suis à Venise!! Andrea, regarde, j'ai un pied sur un pont de Venise..." Je pense sincèrement qu'il a dû se demander ce qu'il foutait là! Mais comme c'était un bon touriste italien, il n'a rien dit.

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On s'est promené dans Venezia toute la journée. On a fait les touristes sur un pont venezien. On a fait les touristes dans les bateaux-bus. On a fait les touristes devant les gondoles (mais on n'est pas monté dedans parce que c'était trop cher même pour des touristes comme nous).

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On a fait les touristes sur l'île Murano. On a fait les touristes au bord de l'eau. Du grand stéréotype touristique, ça faisait très photo de couple assis au bord de la mer. On a fait les touristes devant San Marco. On a fait les touristes dans les petites rues de Venezia On a mangé des pizzas de touristes. On a fait les touristes dans les magasins de cartes postales. On a fait les touristes dans le train de nouveau lorsqu'on commentait la journée...

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L'île Murano

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L'île Murano toujours...

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San Marco

Vous l'aurez donc compris, Venezia est une ville de touristes. Pas seulement avec nous! Il y avait un monde de dingue, suffisament pour me faire comprendre que jamais au grand jamais je ne pourrais vivre dans une ville comme ça! Attendre 20 minutes pour entrer dans un bateau pour aller à la fac: merci très peu pour moi! Au quotidien, ça doit être terrible!

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À part ça, Venezia c'est joli. Comme d'habitude, j'ai pris un tas de photos des rues, notamment celles où il n'y avait pas grand monde. Les bateaux m'ont fait rigoler, surtout de voir que les gondoles se croisent avec les navettes de transport en commun dans le plus grand bazar.J'ai adoré l'île Murano, beaucoup plus tranquille que Venezia-centre. C'est une île connue pour le verre qui est fait là-bas mais il y a tout un tas de coins sympas. J'ai aimé le bateau qui nous fait aller de l'île Murano jusque dans le centre de Venise. J'ai été déçue de ne pas pouvoir aller sur le pont des Soupirs (il est en travaux de rénovation jusqu'en 2011!!).

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Et puis deux jours après Venezia, on est allé dans la "Petite Florence" à savoir Parma pour terminer notre tour touristique. On y resté très peu de temps parce que je n'étais pas super en forme et il y avait de l'orage. Totalement différent de Venezia mais joli aussi.

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Moi j'ai surtout retenu ça de Parme ;-)

Puis ça a été le moment de prendre l'avion et de retourner en Espagne. On laisse les gondoles à Venise et finies les vacances, l'école recommence... Arrivederci Italia!

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19 avril 2009

L'avventura italiana (partie I)

Miracle, miracle, miracle!! Un compte-rendu seulement cinq jours après mon retour! Wouaaaaaahou! Ca sera en deux parties parce qu'on ne peut décemment pas mélanger tout sans que ça soit le foutoir.

Je continue dans l'originalité puisque j'ai la flemme de faire l'album photo avant de raconter. Alors pour ne rien perdre, je vais illustrer au fur et à mesure et ferais l'album plus tard.

 

Alors l'Italie... Je répète encore une fois que je suis conquise ou j'arrête? Non parce que bon, c'est vrai, je suis conquise. J'avais vu le film Gomorra peut de temps avant de partir et à vrai dire, j'avais un peu peur. Mais nan. L'Italie c'est beau, c'est chaud, c'est soirée disco (on a les références qu'on peut).

Je suis donc partie le mardi 7 avril, toute frétillante comme une poissonne (gnéé??) à l'idée de partir en voyage dans un endroit que je ne connais pas, revoir Andrea et revoir Carla. Vol Madrid-Bergamo, une demi-heure de retard.

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Comme d'hab', photo depuis le n'avion. Ca, c'est la première image de l'Italie que j'ai eu

Lorsque j'arrive, il fait nuit. Andrea m'appelle: son train a eu du retard, il est à Milano et s'il vient jusqu'à Bergamo, on loupe le train de retour pour Bologna. T'inquiète chéri, je suis trop une bête en italien maintenant, je dois pouvoir prendre la navette jusqu'à Milano comme une grande. Ce que j'ai fait of course.

Retrouvailles, découverte de la stazione centrale de Milano, attente et puis premier contact avec l'Italie: le train part avec 50 minutes de retard et en annonce 35 à Bologna. Ils sont comiques ces italiens!!

J'ai été à Bologna mardi, mercredi, jeudi, vendredi et dimanche. Bologna, c'est la ville des arcades: il n'y a que ça! Les bolognais disent même que lorsqu'il pleut, on peut sortir sans parapluie. Je crois même que c'est la ville d'Europe qui a le plus d'arcades.

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À Bologna, comme en Espagne, il y a une plaza Mayor. Là-bas, on dit que c'est une piazza Maggiore. Et ce qui était bien, c'est qu'Andrea vivait juste derrière. On était en plein-centre et c'est bien pratique.

 

La piazza Maggiore de Bologna est entourée par trois palais et une église. Carla m'a raconté que c'était sensé être la future église des pauvres de la ville mais que lorsque les riches se sont rendu-compte que l'église des pauvres allait être plus belle que leur église à eux, ils ont fait arrêter les travaux. Les sous restant ont servi à construire les trois palais restants. C'est donc pour ça que l'église est seulement à moitié décorée (photo suivante).

 

 

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En Italia, j'ai été agréablement et drôlement surprise de voir qu'il existe plusieurs tours de Pise. C'est à dire des tours qui penchent. Déjà, les villes ont globalement toute une tour. Bologna en a deux d'importance. Mais en plus, quand ces tours penchent...!

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Je certifie que la photo est réalisée sans effet de perspective ni trucage: la tour penche vraiment

Moi je voulais monter dans la tour pour voir toute la ville mais ni Carla, ni Andrea n'ont voulu m'accompagner donc je n'y suis pas allée. Une superstition entoure cette tour puisque les étudiants ne peuvent y monter sous peine de ne pas réussir leur carrière universitaire. Tout comme ils ne peuvent pas traverser la piazza Maggiore en diagonale d'un point à un autre sous peine d'avoir la poisse. Vous pensez bien que lorsque j'ai su ça, je me suis empressée de la traverser en diagonale!

Le vendredi, nous sommes montés avec Andrea jusqu'à la colline de San Luca. On y arrive par un chemin d'arcades (quelle surprise!) et une fois en haut, on a une vue de toute la ville. La colline est dominée par l'église de San Luca qui accueillait ce jour-là la procession du vendredi saint. Comme la vue était brouillée par le temps, j'en ai profité pour prendre des photos de la campagne environnante.

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Comme on pouvait s'y attendre, en Italie il y a un tas de pizzerias! Mais là où j'ai été agréablement surprise, c'est qu'il existe aussi pleins de magasins de pâtes avec différentes variétés de pâtes fraîches vendues au kilo comme des légumes. Bologna est aussi pleine de petites rues avec des étals (étaux?) de fruits et légumes. Collés les uns aux autres, ils sont ouverts à toute heure du jour et quelque soit le jour. C'est bien pratique lorsqu'on manque seulement d'une salade! En règle générale, j'ai aimé la nourriture italienne surtout que comme son nom l'indique, Bologna est la ville de la bolognaise (que l'on mange avec les lasagnes, 'tention, pas avec les spaghettis!). Les pizzas, les pâtisseries pleines de crème et le café sont aussi à la hauteur. J'ai d'ailleurs investi dans THE machine à café: la Bialetti. Elle et moi, on commence une grande histoire d'amour...

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Bon et puis après avoir bien exploré Bologna et dit au revoir à Carla, Andrea et moi on a décidé de partir un peu à l'aventure, faire les stéréotypes touristiques.

À suivre...

15 avril 2009

Italia, le retour

Je suis revenue.

 

Comme prévue, je suis enchantée, émerveillée, super contente, j'ai hâte d'y retourner... Et j'ai le cafard. En fait je déteste les retours de voyages, surtout quand ceux-ci se sont plus que bien passés.

Comme d'habitude, un petit peu de temps hein parce que si je me plonge immédiatement dans mes 300 et quelques photos, je vais déprimer encore plus.

Mais contrairement à ce que vous étiez habitué(e)s, voici un avant-goût de ce qui vous attend!

 

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07 avril 2009

Ohohohoh, je t'aime à l'italienne...

Voilà, voilà... Je pars en Italie aujourd'hui!!

C'était déjà la décadence du blog ces dernières semaines mais là ça va être encore pire puisque je pars une semaine entière, une semaine pendant laquelle je n'aurai normalement pas internet. Coupure de mails, blog, facebook... L'immersion totale dans le pays des pizzas, de la mafia et des tremblements de terre! (Roooh je blague!)

Inutile de préciser que je suis stressée par l'avion (ça fait une semaine que je tourne aux Fleurs de Bach). Je vais même à l'aéroport trois heures avant le départ de mon vol pour regarder décoller les avions. Oui, on est complètement névrosée ou on ne l'est pas!

Cette semaine passée, j'ai appris qu'étudier avec un copain allemand qui aime se confesser n'aide pas vraiment à étudier; que Bob Dylan est toujours vivant alors que j'aurais juré qu'il était mort; qu'à Salamanca, on peut passer de 30 à 15°C en un jour; que rester 3h30 au soleil, ça fait des grosses traces de bronzage; que Silvio Berlusconi est encore plus con que je ne le croyais; que l'Italie ça a l'air vraiment super chouette.

Alors bon, très bonne semaine à tout le monde! Ceux qui ont mon numéro de portable savent où me joindrent! Ceux qui ne l'ont pas, demandez-le à ceux qui l'ont! Amusez-vous bien, profitez de vos voyages ceux et celles qui partent et... scopia scopia!

 

01 avril 2009

Los abrazos rotos

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C'est le titre du nouveau film d'Almodóvar que je suis allée voir lundi soir. Ben voui, quitte à être en Espagne, autant profiter du fait que les films espagnols sortent plus tôt qu'en France!

Quand on pense à Almodóvar, il y a trois mots clefs qui viennent à l'esprit: sexe, putes et violences. La Movida aidant, ses films comptent souvent avec des histoires de travestis à Madrid, beaucoup d'histoires de c*l avec romantisme ou non et de la violence dans tous les sens du terme: maladie, mort, femmes battues, viols...

Les espagnols ont beaucoup de préjugés sur Almodóvar, mes colocs' par exemple trouvent que ses films traitent tout le temps de la même chose, c'est à dire des mots clefs cités. Los abrazos rotos non. Du moins pas complètement.

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Oui il y a des histoires "d'amour" (donc l'acte sexuel qui va avec), oui il y a de la violence mais dans un sens différent que celui exposé plus haut et non il n'y a pas de putes. Pour une fois! Los abrazos rotos, c'est avant tout une histoire d'amour fou comme le dit lui-même le réalisateur. C'est un film fait de flash-backs, d'une histoire racontée pour savoir pourquoi le protagoniste se fait appeler par un nom différent du sien et surtout pourquoi il ne voit plus.

Harry Caine est aveugle depuis un accident de voiture, scénariste, réalisateur de films et s'appelle en réalité Mateo Blanco. Seulement ça fait 14 ans que pour lui Mateo Blanco est mort. Depuis son accident qui lui fit perdre la vue mais aussi Lena, la femme dont il était éperdument amoureux. Mateo et Lena se sont rencontrés lors du tournage d'un film, lui le réalisateur, elle l'actrice principale en dépit du désaccord de son compagnon, un puissant financier plus que jaloux.

La jalousie est un élément clef de l'intrigue, celui qui explique tout. Les destins se croisent, une vengeance se monte, l'histoire devient plus opressante lorsque le fils du financier jaloux se convertit presque malgré lui en espion qui a ordre de tout filmer. Les acteurs sont bons. J'ai particulièrement apprécié Lluís Homar qui fait le rôle de Mateo/Harry, mais aussi Pénélope Cruz (comme toujours magnifique) dans le rôle de Lena et Tamar Novas qui fait Diego (et qui est beau mais ça je suis re-sencée pas le dire!) Dans certaines scènes, Pénélope Cruz a même un petit air d'Audrey Hepburn dans Sabrina. La coiffure, l'expression, l'air ingénu... Tout y est!

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Je le conseille donc quand il sortira en France. Pour les habitués d'Almodóvar, c'est un film qui sort des sentiers battus auxquels on est habitué avec lui. Et quelque part, c'est même assez romantique...

 

NB/ Eh aujourd'hui c'est le jour des poissons d'avril! Et qui dit poisson d'avril dit grosse connerie en perspective... :-)

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