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30 juillet 2009
On dirait le Sud...
J'ai une relation ambigüe avec le Sud.
J'adore le Sud parce qu'il y fait toujours beau et chaud même quand le temps est pourri sur le reste du pays. Il y a la mer, les tropéziennes, la plage, les piscines, les glaces, les cigales qui chantent, le port du maillot de bain autorisé dans toute la ville... C'est une ambiance de vacances et c'est pour ça que ça me plaît.

Méditerranée de France
Je déteste le Sud parce qu'il y a trop de monde et parce que c'est un défilé permanent de grosses bagnoles, de trucs dorés qui brillent, un étalage du fric qui me gêne. On dirait qu'il y deux types de gens là-bas: les "pauvres" qui vont à pied à la plage publique, et les "riches" qui ont soit leur propre bateau, soit leur place réservée à la saison sur la plage privée.
Ca peut paraître snob mais je me sens toujours un peu mal-à-l'aise lorsque je suis là-bas, encore plus le soir lorsque les restaurants se remplissent et qu'il est l'heure d'aller faire une promenade sur le port. Beaucoup des choses me paraissent en décalage par rapport à ce que l'on pourrait vivre dans nos régions respectives. On dirait un spectacle permanent où l'argent est l'acteur principal. L'individualisme règne, chacun observe et décortique tout le monde (c'est fou comme les conversations de voisins de plage permettent d'en apprendre sur le genre humain!) et aime à montrer ses petits privilèges.

C'est une ambiance que je n'apprécie pas. Lorsque je vais à la mer, je n'y vais pas pour y trouver une ambiance type Ibiza. Non, je préfère les coins un peu plus calmes, de ceux qui accordent leur véritable importance à la "Nature" (ouais, ça fait vraiment mélo dit comme ça mais je n'avais pas d'autre expression). Mais même ces coins-là semblent perdre leurs charmes avec le sur-tourisme.
Plus j'y pense et plus je me dis que je ne pourrais pas vivre là-bas toute l'année. Malgré la mer, malgré le temps agréable, malgré tout ce qui peut me plaire dans cette région.
Et ironie contradictoire, les seules photos que j'ai ramené de mes vacances sont celles de bâteaux de particuliers amarrés dans le port...
11:11 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sud, côte d'azur, vacances, méditerranée
17 juillet 2009
Direction: la mer!
Comme je n'ai plus d'inspiration et comme ça fait deux ans que je n'ai pas vu la mer Méditerranée française et trois que je n'ai pas eu de vraies vacances de plus de trois jours, je pars à la mer. En famille.
Je vais aller à la plage, faire des pâtés et des chateaux de sable, couler mon p'tit frère (bientôt plus grand que moi!), manger des glaces, aller à la piscine, lire pleins de livres... Au programme? J'ai à finir "Du contrat social" de Rousseau et commencer trois autres livres: "L'écume des jours" de Boris Vian, "Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part" d'Anna Gavalda et "Poirot joue le jeu" de l'incontournable Agatha Christie. Mis à part Agatha Christie que je connais (et lis) depuis un moment, je n'ai jamais rien lu des deux autres auteurs. J'ai choisi ses livres parce que les titres me plaisaient. À voir ce qu'ils donneront.

La Méditerranée du Détroit de Gibraltar
Je rentre le lundi 27. Et je commence à bosser le lundi 3. J'ai hâte. Retrouver l'ambiance du journal avec les défis de la nouvelle formule. Mais j'ai encore plus hâte de poser mes pieds dans le sable et d'écouter la mer... Qui sait? Peut-être que j'y retrouverai l'inspiration?
En attendant, bonnes vacances tout le monde! Et bon courage à celles et ceux qui bossent!
21:51 Publié dans Voyages voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : vacances, mer méditerranée, plage, lectures, été
10 juillet 2009
Le blues de l'Eramus's woman, partie 2
NB/ Note mise en page et publiée que H&F m'a repassé en hors-ligne. Allez comprendre...
Il est jeudi soir et je suis chez moi pour le troisième jeudi en un mois. Combien de fois suis-je restée chez moi un jeudi pendant l'année scolaire? Une fois, deux fois?

Bologna, juin 2009
J'ai envie de sortir, de faire la fête, de retrouver l'ambiance de Salamanque. Les amis italiens, pas seulement les voir une fois tous les 36 du mois. Ou de l'année. Voilà le problème lorsqu'on est parti tôt de chez soi et qu'on a laissé les connaissances de collège au placard: les amis de lycée ne sont pas forcément à côté quand on en a besoin! Pesant. Un choix que j'assume. Mais pesant.
Que dire de plus? J'ai le cafard. De tout, de rien. De ma vie en Espagne, des copains de "là-bas" qui me manquent (terrible de devoir toujours en parler au lointain). Des vacances en Italie, des soirées sur les quais à Lyon, des amis de Lyon. J'ai envie de sortir et voir du monde et je suis coincée chez moi pour encore au moins deux jours. Je cherche des appartements et ne trouve pas ce que je veux. Ca me stresse, tout comme mon téléphone (neuf) qui ne fonctionne pas, le dossier d'inscription qui prend du retard. Je hais la bureaucratie française, c'est pas nouveau mais plus ça va, moins je la supporte.

Firenze, juin 2009
Je suis nostalgique. "Quand je pense qu'il y a deux semaines j'étais en Italie avec Carla, ses colocs, ses amis... Et il y a un mois, je faisais la fête à Salamanque...". Je n'arrive toujours pas à être au présent, mon gros problème. Le temps passe très doucement, je n'arrive même pas à me motiver pour faire quelque chose d'intelligent: ranger mes cours (pas envie de marquer vraiment la fin par ce geste), lire pour l'année prochaine, ranger ma chambre, m'occuper de moi... Non j'attends. Et même attendre est fatigant. Je ne suis pas patiente...
18:49 Publié dans Salamanca, la vie Erasmus, Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : erasmus, salamanca, dépression post erasmus, coup de blues
06 juillet 2009
Ma nouvelle lubie!
Ca a commencé lorsque ma consommation de café a largement augmenté et que j'ai rencontré beaucoup d'italiens à Salamanque. En Espagne comme en Italie, on fait la majorité du café dans des cafetières en aluminium et non dans les grosses cafetières que l'on connaît nous. Des cafetières comme ça:

Mes colocs en avaient une. Grosse. Et puis les copains italiens m'ont présenté "Bialetti". LA cafetière italienne, connue et reconnue comme la meilleure. J'en suis devenue obsédée. J'allais chez Anna dans la cuisine pour regarder les Bialettis de différentes tailles. Parce qu'il en existe de taille différente: une tasse, deux tasses, trois, quatre, six, neuf, douze, dix-huit...!
J'avais décidé d'en acheter une en Italie. Quitte à avoir une machine à café, autant que ce soit la best des best. En avril, j'ai donc acquis une Bialetti deux tasses. J'en suis devenue folle: c'était ma copine du matin qui m'aidait à me réveiller. Les copains venaient boire le café à la maison juste pour rigoler de moi et ma Bialetti.
Et puis (folie oblige), j'ai commencé à explorer la page web de la marque. Et j'ai découvert qu'en plus des Mokka normales pour faire le café, ils proposaient tout pleins d'autres produits. Dont la Mukka qui sert à faire le cappuccino.
Après je suis partie en Italie en juin. La conclusion? La voilà:

À gauche Mukka Cappuccino, à droite Mokka café
Je suis cinglée, je sais. Mais j'en suis folle!
14:15 Publié dans Plaisir du jour | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : cafetières, bialetti, mokka, mukka express, italie
02 juillet 2009
Pour mon Papa
Le pire, c'est de voir son Papa qui est triste et de ne rien pouvoir faire. D'être là, à regarder, à l'écouter parler, à tenter de le soutenir alors que l'on n'a aucun pouvoir pour rien.
On ne peut pas dire qu'il ne le savait pas. Il s'en doutait, il le supposait. Mais il pensait que le travail accompli serait reconnu. Il a toujours fonctionné comme ça: le travail bien fait est toujours reconnu et apprécié. C'était un leitmotiv.
Ca faisait presque trois ans qu'il s'investissait, qu'il dormait encore moins qu'avant. Il avait réussi à remotiver le personnel d'un service à force de patience et d'encouragements. À quoi bon être un chef à tendance despotique lorsque l'on peut obtenir plus avec douceur? Il avait tout appris d'un métier dont il ne connaissait rien. Comme une sorte de retour aux études à 43 ans. Ca a été dur. Il a eu envie de tout plaquer, de laisser tomber et de retrouver son boulot d'avant, là où il y avait moins de stress. Mais il s'est accroché. Il a pris sur lui, il s'est investi, il a fait des efforts. Il a fini par y prendre goût, à mesure qu'il voyait que ses investissements n'étaient pas vains.

La machine tournait plutôt bien. Aller travailler était toujours très crevant mais il y allait avec le sourire. Il avait pu recruter. Le personnel l'aimait bien. Pas de relations très amicales mais un grand respect mutuel. Des services qu'ils se rendaient entre eux sans avoir besoin de se le demander. "Vous verrez, le boulot qu'on a fourni sera reconnu, ils vont apprécier", qu'il disait. Méritocratie ça s'appelle, le maître-mot dans le travail aujourd'hui. "Travailler plus pour gagner plus", "la France qui se lève tôt".
Et puis il y a eu cette directive: le service fermera en janvier 2011, vous avez un an et demi pour trouver où vous reclasser. Bordeaux, Rennes, Narbonne ou Paris. Deux enfants en études supérieures, un au collège. Le choc malgré tout. Il y croyait vraiment à la reconnaissance du travail. Et en fait non, rien. Du personnel licencié parce que seulement "contractuel". D'autres dispersés "parce qu'on regroupe tout dans les grandes villes". Et lui qui se sent coupable, manipulé par plus haut que lui, au pied du mur. "Ville A ou ville B ou alors, vous sortez du fonctionnariat". 27 ans qu'il y travaille et qu'il essaye de s'appliquer. "Économie de personnel" ça s'appelle.
Le même jour, un courrier est arrivé. Son titre? "Faites carrière dans la Fonction Publique".
11:01 Publié dans Débats-Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : travail, licenciement, fonction publique, méritocratie, reclassement








