03 juillet 2008
Trop c'est indigeste!
Sincèrement, je suis très contente de la libération d' Ingrid Bétancourt. Je trouve ça formidable qu'elle ait tenu le coup 6 ans et qu'enfin elle sorte de la caverne dans laquelle elle était enfermée (allusion à l'allégorie de la caverne de Platon). Elle doit avoir une force physique et de caractère impressionnante. Par contre ce qui me soûle quand même un peu, c'est le buzz médiatique depuis hier. Tout à coup, tout le monde s'est réveillé pour se rappeler qu'elle existe! On ne parle que de ça au détriment d'autres actualités.

Il est normal de se sentir concerné par sa prise d'otage puisqu'elle est franco-colombienne (même si elle ne l'était pas d'ailleurs) mais je trouve que le pataquès est un peu gros. On en a beaucoup parlé lorsque le Président Sarkozy a pris ses fonctions, faisant de sa libération un priorité nationale. Il a brassé un peu d'air et depuis, plus rien. L'air brassé étant quand même plus conséquent que sa prise de position sur le Tibet par exemple.
Parce que voilà ce qui me gêne. Ingrid Bétancourt représente une personne, importante certes mais une personne quand même. Alors que (je continue dans mon exemple), les tibétains sont plusieurs milliers de personnes qui se font opprimer et ce depuis 50 ans. Certes, le contexte n'est pas le même: le gouvernement colombien coopère avec la France, ce qui n'est pas le cas de la Chine.
Il n'empêche. Lorsqu'on voit le traitement médiatique dont Ingrid fait les frais, on se dit qu'il devrait être 1000 fois plus important pour ce qu'il se passe au Tibet, nan? Surtout qu'il est question de morts là-bas. Alors que non, les médias français se concentrent sur la libération de l'otage. Je suis d'accord aussi sur le fait que c'est un évènement nouveau et qu'il est normal qu'il soit traité alors qu'il n'y a pas réellement d'évolutions au Tibet.

Cependant, comme le dit Serge Halimi dans Les Nouveaux Chiens de Garde, il ne s'agit pas de rendre intéressantes les informations médiatisées mais de médiatiser les informations intéressantes. Il entend par là que les médias proposent aux citoyens les informations que ceux-ci veulent avoir (la libération d'Ingrid) plutôt que des informations plus dérangeantes mais qui peuvent aussi être intéressantes même si elles nous concernent moins puisque plus éloignées (le sort des Tibétains mais aussi la plupart des conflits africains, l'exemple n'est pas unique).
Alors OUI, saluons la libération d'Ingrid Bétancourt, sans en faire trop, merci! Pour un peu que Nico nous en remette une couche avec son émotion à deux balles, on n'est pas sorti!
NB/ Encore une fois je le répète, je ne suis pas une fille sans-coeur qui critique sa libération. J'en suis ravie. Je constate juste que le traitement médiatique est différent selon les informations et je le trouve dans ce cas-là, un peu démesuré. Ce billet était plus une critique à l'égard des médias que d'Ingrid.
Je sollicite maintenant votre avis: que pensez-vous du traitement de l'information vis-à-vis de l'actualité internationale générale? De la libération d'Ingrid Bétancourt? Êtes-vous d'accord ou non avec ce que j'ai écris?
À vous les studios!
10:26 Publié dans Débats-Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : médias, ingrid bétancourt, libération, tibet, traitement de l'information, serge halimi, les nouveaux chiens de garde
09 juin 2008
20 ans, l'âge maximum pour les boites?
Ce week-end avec les coupines, nous sommes sorties à Lyon et dans ses environs. Coup sur coup, en boites, deux soirs de suite. Le premier soir au Fridge dans Lyon, le deuxième au Titan dans les Monts d'Or. Et ce qui est ressorti de ses deux soirées (surtout de la deuxième), c'est qu'on s'est senties décalées et... vieilles par rapport à la population peuplant la boite.

Prenons l'exemple le plus flagrant: le Titan. Imaginez-vous dans la file d'attente en train de regarder les personnes vous entourant quand tout à coup vous buguez sur deux nanas qui doublent tout le monde et entrent dans la boite, seulement habillées d'un soutien-gorge et d'un boxer en dessous duquel dépasse un string. Hum, ma phrase est bien longue. Le string qui dépasse représentant le must avec les élastiques jaunes fluos dans lesquels elles se sont entourées. À peine remis de votre stupéfaction, vous croisez cette fois une fille avec un poulpe sur la tête, vêtue d'un porte-jarretelle, de bas résilles volontairement filés, d'un bustier, de grosses Doc Martens et d'un maquillage noir dégoulinant. Dernier exemple, les filles en mini-shorts et soutien-gorge avec une tétine de bébé dans la bouche. Le genre de style "j'aguiche sans le vouloir". Moyenne d'âge de l'ensemble: 16-17 ans.
Une grande partie des occupants de la boite étant dans l'optique "je suis plus déshabillé qu'habillé", nous avec nos jeans, pantalons, débardeurs ou robes, on a un peu eu l'impression d'être dépassées et ringardes (en tout cas, c'est mon sentiment). D'où ma question (imaginez la voix de Carrie!): à 19-20 ans, sommes-nous déjà trop vieilles pour aller en boite? Est-on vraiment dépassé ou bien c'est qu'on n'a pas su évoluer? En même temps, le jour où vous me verrez aller danser dans cette tenue, c'est soit qu'il y aura un problème, soit que j'aurais vraiment bien reçu.
Deuxième question de débat: faut-il créer des boites avec différents âges ou continuer à tout mélanger? Du genre les boites 16-18 ans pour les gamines qui veulent montrer qu'elles sont en chaleur et qu'elles ont envie de devenir des femmes (c'était une façon élégante de parler de leur tenue d'incitation à la débauche en public!), les boites 19-25 ans pour les gens qui ont fini leur crise d'ado, et les boites + de 25 ans pour les plus âgés.
N'empêche que "grâce" à ce week-end, pour la première fois de ma vie, je me sens vieille. Moi qui d'habitude est toujours prise pour une gamine, j'ai l'impression d'être complètement à la masse. Pour retrouver ma prime jeunesse, peut-être qu'au lieu d'aduler Audrey Hepburn, je devrais devenir fan de Paris Hilton et de toutes ses copines débauchées?
Qu'en pensez-vous?
12:08 Publié dans Débats-Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : boites, sorties, débauche, aguicheuse, âge, vieillesse, vêtements
21 mars 2008
Euthanasie, pour ou contre?
Une fois n'est pas coutume, voici une note politique alors que nous sommes vendredi et non mardi. L'occasion aussi d'introduire une nouvelle rubrique: celle de débats-actualité. Il s'agit de traiter ici d'un sujet d'actualité controversé en ce moment mais qui m'intrigue assez. Parlons donc d'euthanasie (je sais il y a plus gai mais j'ai l'excuse du vendredi saint!)

Illustration: Licence Photo
Chantal Sébire, cette femme atteinte de la maladie dite esthésioneuroblastome (une tumeur aux sinus qui déforme irrémédialement le visage) a été retrouvée morte mardi, à son domicile. Connue pour avoir fait une demande d'euthanasie, sa mort suscite forcément des réactions et des controverses alors que cette demande avait été rejetée lundi par le tribunal de Dijon.
Une loi avait été proposée par le député UMP Jean Leonetti en 2005 après le cas Vincent Humbert sur le droit à "laisser-mourir" les patients gravements malades et qui le souhaitaient. Il s'agissait pour l'équipe médicale s'occupant du-dit patient, de le plonger dans le coma en arrêtant les soins jusqu'à ce que celui-ci décède. Le temps de coma devant permettre aux proches de se préparer au décès et de faire leur deuil. La principale critique faite à cette loi est que la mise dans le coma n'exclut pas les souffrances endurées par le patient, alors que ces mêmes souffrances sont la cause principale à une demande d'euthanasie.
Avec le cas de Chantal Sébire, le débat est à nouveau réouvert sur la légalisation de l'euthanasie en France (rappelons qu'elle est possible en Belgique et en Suisse, de même qu'aux Pays-Bas).
Faut-il autoriser les équipes médicales à mettre fin aux jours d’une personne plus que souffrante afin de la soulager? Ou au contraire, continuer d’interdire cela au nom de principes éthiques (assimilation de l’euthanasie à un assassinat, peur de dérives criminelles…)?
Pour ma part, j’ai un avis plus que partagé. Je serais contre d’une part parce que étant encore jeune, je ne peux concevoir le fait que quelqu’un ait volontairement envie de mourir, que ce soit de sa main ou de celle d’un médecin. D’autre part parce que je pense que c’est une grande responsabilité pour le médecin chargé de l’euthanasie et un acte pas forcément évident à faire. Enfin parce que je crains certaines dérives. Je pense qu’il faut pour cela contrôler de très près les demandes et surtout les produits.
Mais je serais pour car cela permettrait d'éviter des souffrances aux patients mais aussi à leurs familles. Parce que je trouve que la mise dans le coma autorisée par la loi Lénonetti est une hypocrisie. Un moyen de pratiquer une euthanasie passive, sans mentionner l'acte par son nom. Et parce que je pense que lorsqu'un patient fait lui-même une telle demande, c'est qu'il n'a vraiment plus la force de lutter pour se maintenir en vie.
Et vous, qu'en pensez-vous? Êtes-vous plutôt pour ou contre? Et quels sont vos arguments?
14:26 Publié dans Débats-Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : euthanasie, chantal sébire, loi léonetti, pour ou contre?



















































