27 février 2009
La honte
J'ai honte. Impossible de dormir après quatre pauvres heures de "repos". Vous savez, quand on dort si mal, quand on n'arrête pas de se retourner dans son lit sans pouvoir être calme pour se reposer? Voilà donc un résumé de ma courte nuit.
J'ai honte. Hier, nous sommes sortis. Et dans un "grand" moment d'ébriété, j'ai fait une grande déclaration à un de mes meilleurs amis ici. Un allemand qui parle italien aussi bien que moi je parle français. La vérité c'est qu'il me plaît et que je pensais que c'était réciproque. Alors que non.
J'ai honte. Je suis une très très bonne amie et ça ne change rien entre nous. Bien sûr que si que ça change! Pour moi si ça change! Je viens de gâcher une belle amitié. Et je vais me cacher jusqu'en juin.
J'ai honte. Pourquoi je raconte ça ici? Parce que l'écriture permet de prendre du recul. Et comme si je n'en avais pas eu assez hier soir, je m'auto-flagelle de nouveau en public. Dans quelques temps j'en rirai, comme de tout. Là, je suis juste très très rouge.

J'ai honte. Billet classé dans la catégorie "étude sociologique et autres cas sociaux". Au final, au lieu de me moquer et d'analyser les autres, je ferais mieux de me rendre compte que je suis le cas social. Une handicapée des relations.
J'ai honte. J'ai même été jusqu'à ressortir que j'étais toujours mal à cause de Smith. Que je faisais semblant pour tout. Alors que c'est pas vrai. Par chance, j'ai de très grosses lunettes de soleil qui permettent de bien se planquer derrière.
J'ai honte. Un café, un petit tour au soleil dans l'herbe du campus et puis s'en va...
12:16 Publié dans Étude sociologique et autres cas sociaux | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : honte, relations, déclaration, cas social
11 décembre 2008
Étude sociologique: l'Italien
Il y a quelques jours (ou semaines), j'ai décidé qu'il fallait que j'arrête d'être triste que et je repense à m'amuser. Parce que bon, passer ma vie à déprimer, c'est pas que ça me gave mais presque! Alors je me suis mise à sortir plus. Et comme j'ai un bon coeur, j'ai décidé de joindre l'agréable à l'utile en me lançant dans une enquête sociologique des plus pointilleuses: Erasmus et les relations.
Il paraît que tout est plus simple quand on est Erasmus, encore plus quand on est française parce que les françaises attirent. Vous savez, le truc du french kiss et tout ça, ce mythe qu'on embrasse vraiment bien. À voir.
J'ai d'abord ressorti les chaussures de Minnie car elles ont un pouvoir magique qui attirent. Ce sont des ballerines rouges à pois blancs avec un petit noeud que j'ai payé 12€. Et même que je suis très bête de ne pas avoir acheté une deuxième paire quand il y en avait encore parce que elles commencent à s'abîmer.
Bref, chaussures de Minnie aux pieds, j'ai fêté mon faux-anniversaire. Et j'ai copiné avec un parisien. J'ai vite laissé tomber parce que du français de Paris, je peux en rencontrer en France. Puis je suis tombée sur l'italien. Et la grande expérimentation a commencé.

Je ne sais pas si je les attire ou si c'est une généralité mais les italiens réfléchissent beaucoup sur les choses de la vie et tout ça, le pourquoi du comment. Andrea est comme ça, Pavarotti (l'italien rencontré ici) l'est aussi.
Il parait (bis) que lorsqu'on épouse un Italien, on épouse avant tout sa mère. Bon, je n'en suis pas là mais j'ai voulu vérifier si l'Italien (avec un grand I pour le général)est tant dépendant de sa mamma que ça. La réponse est non. L'Italien est dépendant de la drague, voilà la vérité. Et l'Italien est aussi macho et fier de l'être.
J'ai eu droit à quelques pépites croustillantes illustratrices du type: "Peut-être que les français arrêtent de draguer quand ils ont une copine, moi je ne suis pas comme ça." "Les italiens sont les meilleurs.... Si tu ne confirmes pas, c'est que tu n'as pas encore testé." Ou encore: "Tout est grand en Italie." Je me demande encore comment (com)prendre cette dernière phrase...
L'Italien a cependant un énorme défaut: le football. Il idolâtre Materazzi, le coup de boulé par Zidane pendant la finale de la Coupe du Monde il y a deux ans. L'Italien aime se moquer des français qui selon lui ne savent pas jouer. Et moi pour énerver Pavarotti, je lui dis que les italiens ne savent gagner qu'en trichant. Nan mais oh, pas française pour rien!
Mine de rien, la compagnie italienne est agréable. On dira même que l'Italien est drôle et que son air de macho supérieur qui a tout connu attire. Il paraît (ter) que tout le monde déteste les italiens mais qu'on ne peut se passer d'eux. Assez vrai je dois dire.
Prochaines missions: l'espagnol et l'allemand. À la fin de l'année, je sors un guide comparatif. En attendant les billets d'enquête seront dans cette formidable nouvelle catégorie qu'est "Étude sociologique et autres cas sociaux".
NB: et recommencez à commenter parce que sinon je vais perdre mon rang wikio!
01:18 Publié dans Étude sociologique et autres cas sociaux | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : étude sociologique, italie, relations, erasmus








