13 mai 2009
J - un mois
Salut vous tous!
Je suis vivante, rien de grave tout va bien. J'écris moins, j'ai moins envie (mais je lis toujours). Je me souviens avoir lu un jour sur le blog de Camille que pendant son année Erasmus, elle avait moins eu envie d'écrire et laissé son blog à l'abandon un moment. C'est un peu ça.
À vrai dire, je n'ai pas été très drôle pendant ces dernières semaines. Ai-je déjà parlé du syndrôme post-Erasmus? Ben voilà, je suis en plein dedans. Du moins, j'ai commencé à déprimer parce que la fin de l'Erasmus approche à grands pas. Dans un mois jour pour jour, je serai dans ma maison. The end pourra s'écrire.

Avant de partir, on rigole quand on entend parler de dépression post-Erasmus. Ca fait rire tout le monde en fait. Une fois qu'on est en Erasmus, on rigole beaucoup moins parce qu'on sait que le retour à la normale, à la réalité je dirais va être difficile. Très. La dose d'émotion est incroyable, on monte très haut en très peu de temps et on va redescendre durement.
La déprime, c'est un cercle vicieux et c'est débile de la commencer un mois avant la fin. Mais lorsque je me suis rendu compte que j'avais été à mon dernier cours Erasmus, ça m'a fait pleurer. Tout comme lorsque je me suis rendu compte qu'il y a un mois, j'étais en Italie et que là dans un mois, je serai en France. Je ne vois pas le temps passer. Huit mois que je suis là, huit mois que j'ai commencé à raconter mes premiers cours, à aller dans les soirées, à rencontrer des gens. Un mois d'Erasmus avec trois semaines d'examens, on va arriver en juin sans que je m'en rende compte!! J'ai compté le nombre de contacts facebook catalogués Erasmus: une centaine. Les trois quarts, je ne les reverrai certainement jamais. Lorsque je vais partir d'ici, mes colocs' seront rentrés chez leurs parents, l'appartement sera vide. La plaza Mayor, combien de temps vais-je rester sans la voir alors que j'y suis allée pratiquement tous les jours pendant 9 mois? etc... Ce sont des petites choses auxquelles j'étais habituées et qui n'auront plus lieu d'être. Je suis attachée aux gens mais aussi aux lieux et je sais que cette ville va sacrément me manquer. Au final, la sensation est étrange parce que j'ai l'impression d'étouffer. Je n'ai pas envie de partir mais tout ce que je vois me rappelle trop de souvenirs de cette année et me donne envie de fuir. Au lieu de profiter des jours qu'il reste, je me renferme sur moi-même et tire une gueule de cent pieds de long. Débile, j'ai dit.

Ajoutons à cela que non contente de mes six examens en deux semaines, j'ai décidé de tenter le DELE (diplôme de langue espagnole reconnu dans le monde entier hein). En niveau supérieur, le plus élevé parce que ça ne serait pas drôle sinon. Et que mine de rien, il y a un tas de choses que je ne sais pas en espagnol... Demain et vendredi, ça sera une grande libération lorsque je l'aurai terminé!
Alors voilà, c'est un peu mon état d'esprit du moment. J'essaye de ne pas trop penser au retour et je me cherche des occupations. On peut même dire que je suis un peu plus joyeuse depuis que je sais que je retourne en Italie en juin...
16:28 Publié dans L'auberge espagnole, Salamanca, la vie Erasmus | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : salamanca, erasmus, espagne, année d'exception, dépression post-erasmus
11 octobre 2008
La cuisine espagnole
Aujourd'hui (comme je n'ai pas pu le faire hier avec cette histoire de boucles), je vais vous parler de cuisine. Parce que la cuisine espagnole est vraiment... spéciale. Et c'est histoire de vous immerger un peu plus dans la culture (Gabychou et Claire, si vous m'entendez!)
Quand on pense à la cuisine espagnole, on se dit tout de suite paëlla, tapas et jambon. Il y a du vrai, il y a du faux. Tapas oui. Jambon oui aussi. Mais paëlla, pas tant que ça. Et oui, le tópico est faux: ce n'est pas le plat officiel de l'Espagne (peut-être un peu vers Valence), je n'en ai pas mangé une seule depuis que je suis là!
La cuisine espagnole est très riche en charcuterie: jamón serrano, chorizo, salchichon, lomo... Les tapas sont exclusivement constitués des viandes que je viens de citer et d'autres, et sont accompagnés de sauces ou de fromages. L'huile d'olive, je crois qu'ils en consomment plus que de l'eau. Jamais de beurre sacrilège!! Même si mes coloc' ont reconnu que la cuisine au beurre est meilleure :-). Il existe des rayons immenses dans les magasins, seulement avec de l'huile d'olive. Non, de ce côté là, rien à redire, l'Espagne assure!

Le problème se situe plutôt du côté des légumes. C'est quelque chose qui n'existe presque pas en Espagne. Avec mes coloc', on mange très souvent au comedor, au restau'U de la fac. Le repas se décompose ainsi: deux entrées au choix sur trois. Entrée chaude ou froide, l'une d'elle au moins est faite de légumes, les autres sont des pâtes ou soupe de lentilles par exemple. Plat principal: poisson ou viande avec frites. Siempre. Toujours des frites en accompagnement, quelque soit le jour ou l'heure. Deux desserts, le plus souvent des fruits.
Alors je crie STOP: JE VEUX DES LÉGUMES!!!! Et plus de fruits!! Je suis en manque de choux, de brocolis, d'haricots et surtout d'épinards!! J'essaye de compenser en en achetant pour les repas du soir mais c'est très difficile parce que je n'en trouve presque pas! De plus, les légumes ne se mangent pas en plat principal sinon qu'en entrée et mes coloc' sont très perturbés quand je fais seulement des haricots pour dîner. ll existe bien sûr la salade... Mais quand on voit sa tronche dans le plastique (pas de salades à l'étalage), ça ne fait pas tellement envie!
Alors voilà, je lance un appel: je reçois tout colis contenant de la ratatouille ou n'importe quel autre légume cuisiné! Help, mon poids en dépend et mes papilles gustatives sont en manque!!
07:00 Publié dans Ils sont fous ces Ibériques!, L'auberge espagnole | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : cuisine espagnole, huile d'olive, frites, légumes, manque, ratatouille
02 octobre 2008
L'auberge, envers et contre tout!
L'auberge s'organise. J'entends par là l'auberge espagnole alias mon petit d'appartement d'amour dans un immeuble de riches et de vieux.
Ce week-end avec mes coloc' et Claire, on a loué des vélos et on est parti sur les chemins le long du río Tormes. Mes coloc' se sont occupés de moi et de ma tristesse et faut dire que ça m'a fait du bien. En fait c'était surtout vendredi que j'étais mal avec la soirée de la veille (couchée à 7h du matin, les photos sont sur facebook) et l'affaire Smith. Samedi, dimanche et lundi étaient un peu plus tranquilles niveau cerveau. Et depuis hier, tout s'est arrangé.
Bref, là n'est pas mon propos puisque j'en étais à parler du vélo. Vélos qu'on a gardé dans l'auberge car nous n'avons pas de garage. Et qu'on a monté par l'ascenseur à la verticale car l'ascenseur n'est pas assez long. Tu vois la scène? Parce que ce détail a de l'importance pour la suite...
Samedi, retour de la balade. On monte les escaliers de notre entrée de riches pour rejoindre l'ascenseur (la photo c'est pour que tu visualises bien la chose)

On rentre dans la hall et on tombe nez à nez avec un couple de résidents plutôt vieux (pour ne pas dire des momies). La dame, nous voyant avec nos vélos a commencé à crier et à nous engueuler. La cause? Des traces de poussières dans l'ascenceur à hauteur de veste (dûes aux roues qui ont frotté comme les vélos étaient à la verticale pour ceux qui ne suivent pas!)
Pour que tu sois bien dans l'ambiance, voici quelques extraits en français de ce qu'à dit cette vieille peau dame qui s'appelle Consuelo (prénom de merde avec ça):
- "C'est une honte de mettre un vélo dans un ascenseur, si encore c'était un monte-charge!!"
- "Moi si je mets une veste propre, je veux qu'elle le reste quand je prends l'ascenseur!" (QUI va se frotter contre le mur d'un ascenseur dis-moi?)
- "C'est pas la première fois qu'il y a ce genre de traces par votre faute" (ndlr: c'est la première fois qu'on loue des vélos)
- "la prochaine fois que c'est si sale, j'appelle la "police!"
etc...
Elle nous a pris le choux 1/4h pendant que son mari essayait de la calmer. En attendant, moi j'ai nettoyé les traces avec un mouchoirs mais ça ne l'a pas calmé. Et dans la soirée, on l'a de nouveau entendu gueuler contre d'autres jeunes. Consuelo fait de l'antijeunisme.

Alors avec les coloc', on a mis au point un plan:
- foutre toutes les pub que l'on reçoit dans sa boite aux lettres
- faire le plus de bruit possible dans les escaliers lorsque l'on passe devant sa porte
- acheter une revue de cul bien gore et la mettre à son nom dans la boite. On hésite entre un porno normal ou un porno gay
- l'abonner à la lettre du parti communiste. Parce que vu sa tronche et vu le type de vêtements qu'elle porte, c'est une nostalgique du franquisme
- lui faire des blagues téléphoniques
D'autres idées pour nous venger?
07:00 Publié dans L'auberge espagnole | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : vélos, voisins chiants, consuelo, blagues, vengeance
10 septembre 2008
¡Y viva España!
Je suis complètement décalée. À l'heure où je poste cette note, je viens de finir mon petit déj' depuis 3/4 heure et on ne vas pas tarder à aller manger avec les coloc'. On peut le dire, je commence à prendre le rythme espagnol!
La vidéo que je poste en dessous est un délire que nous avons eu avec mes coloc' hier. Elle me permet d'introduire une nouvelle catégorie de billets qui s'appelle "L'auberge espagnole". Sans blague, vous ne vous en doutiez pas? Depuis le temps que j'ai envie de faire comme Xavier, Wendy et tous les autres!
Pour en revenir à cette vidéo, c'est une chanson qui date de 1973 et qui montre tous les tópicos qu'il peut y avoir en Espagne. Une chanson de la fin de la période franquiste avec un clip des plus ridicule! Voir les pseudo-espagnols et leurs sourires forcés, le "¡España es la mejor!" qui revient plusieurs fois... Cette chanson concentre tout ce que les espagnols ne peuvent supporter aujourd'hui. C'est par exemple devenu l'hymne des nostalgiques du franquisme.
Nous, elle nous a fait rigoler parce que nous étions en train de parler de toutes les idées reçues que les français ont sur les espagnols et les espagnols sur les français. Et la chanson montre en plein tout ce que j'ai écrit samedi et ce que vous avez ajouté dans les commentaires. C'est une espèce de photographie plus que modelée de l'Espagne.
Extraits: "la terre de l'amour est née en Espagne"
"seuls les dieux ont pu faire tant de beauté"
"tout le monde sait que c'est vrai"
"les gens chantent avec ardeur: vive l'Espagne"
"la vie a une autre autre saveur et l'Espagne est la meilleure!"
Modeste avec ça. Alors, qu'en pensez-vous?
Envoyée par xtonnix's
14:11 Publié dans L'auberge espagnole | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : y viva españa, chanson, idées reçues


