18 août 2009

Vis ma vie de journaliste l'après-midi

On poursuit les festivités avec un concentré de vie d'un journaliste l'après-midi.

14h: une fois ou deux par semaine, réunion de rédaction. C'est pendant cette réunion qu'on propose de nouveaux sujets pour l'édition locale pour les numéros à venir, qu'on décide de qui fait quoi. En été, il est parfois difficile de trouver des sujets qui puissent être intéressants et pas trop répétitifs car il n'y a presque rien.

14h30: une fois les nouveaux sujets distribués (ça peut prendre parfois plus d'une demi-heure), on se remet au boulot et on passe les coups de fils pour les rendez-vous.

15h: interview téléphonique avec un chanteur du même prénom que Polnareff avec un peu plus de fugue pour un papier en édition départementale. Tellement j'étais douée, je lui ai raccroché au nez en m'embrouillant toute seule avec le bouton du haut-parleur! Il ne s'en est pas formalisé et l'interview a quand même eu lieu!

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15h30: rédaction de l'interview. Ca dure, ça dure c'est très long, il faut faire des coupes pour ne retenir que l'essentiel (même si tout paraît essentiel, l'essence de l'essentiel).

16h30: rendez-vous pour visiter une SPA pour un papier de page 2 (les plus gros, on les appelle P2). Je pars, tout fière, avec la voiture du journal.

17h: deuxième conférence téléphonique de rédaction. C'est toujours le chef qui s'en charge et c'est à ce moment qu'ils décident du contenu des affichettes qui seront exposées dans les points de vente. Il s'agit de mettre des gros-titres qui attirent le lecteur et l'incite à acheter le journal.

18h: retour au bercail. Début de la réaction du P2. Il manque encore l'avis d'un expert et le sous-papier que j'aurai à voir et rédiger le lendemain. Le temps de la rédaction d'un P2 dépend du sujet que l'on traite (plus c'est compliqué, plus c'est long!). En règle générale, il faut compter une 1/2 heure pour le premier jet.

18h30-19h: fin de la journée. On n'a pas d'horaires fixes donc on fini quand on fini. Certains préfèrent rester tard le soir pour s'avance pour le lendemain. Moi perso, j'aime bien rentrer chez moi!

 

Voilà, j'espère que ça vous a plû! Bien sûr, il s'agit d'une journée type, tout ne se passe pas toujours comme ça! Hier par exemple, j'ai reçu ma première insulte de journaliste (de merde paraît-il) alors que je voulais seulement poser une question d'actu... "C'est le métier qui rentre", m'a dit mon chef!

16 août 2009

Vis ma vie de journaliste le matin

Bonjour tout le monde! Absence de billets en cette fin de semaine mais j'étais malade, occupée avec pleins d'anniversaires familiaux et puis surtout, j'ai dormi beaucoup pendant le week-end. Les notes de Fifi qui raconte et explique son métier m'ont beaucoup plu alors je vous propose d'en faire de même en deux parties. En avant pour vis ma vie de journaliste-apprentie le matin!

 

7h45: le réveil sonne. C'est l'heure d'émerger.

9h15: arrivée au journal, salut des collègues et lecture du journal du jour. L'objectif? S'informer d'abord sur ce qu'on a publié mais aussi repérer les coquilles et erreurs de mise en page. Cette année, j'ai de la chance, je suis jamais secrétaire de rédaction (SR), c'est-à-dire préposée à la mise en page des pages locales.

9h30: c'est l'heure du café! On est des grands amateurs de cafés et cette petite réunion conviviale du matin nous permet de faire un debriefing et de rigoler avant la journée.

10h: réunion de rédaction avec les autres agences du département. C'est le chef qui s'en charge. C'est l'heure à laquelle je commence réellement ma journée (tranquille la fille hein?)

10h-12h30: en vrac: prises de rendez-vous avec des personnes dont j'ai besoin d'avoir le témoignage dans un article, rédaction d'articles en cours, recherche de blogs et sites internet pour la rubrique que je tiens pendant l'été, lecture de la presse nationale enfin arrivée... Ce n'est pas vraiment le matin qu'on travaille sur le terrain puisque la plupart des rendez-vous ont lieu l'après-midi. À croire que les journalistes ne sont pas les seuls à ne pas être du matin...

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10h30: en particulier: rendez-vous dans une pâtisserie pour réaliser un filet-photo (environ 600 signes + une photo) sur une spécialité de la ville. La dame, gentille, m'offre une portion de ce gâteau et un pain au chocolat! Ah les dures lois du métier...

11h: en particulier toujours: départ en chasse pour trouver un interlocuteur et le faire répondre à la question d'actu du jour. Ca peut-être "dans quels domaines y a-t'il eu une baisse des prix pour vous durant ces six premiers mois?" ou "comment expliquez-vous le recul du monokini?". Le but, c'est de faire répondre les gens et surtout d'avoir une photo pour illustrer leurs propos. Bien souvent, ils refusent de voir leur tête apparaître dans le journal ce qui nous oblige à aller interroger d'autres personnes.

11h30-12h30: rédaction des petits travaux de la matinée.

12h30: pause repas. À la maison. Parfois, pour les besoins d'un papier (papier dans le jargon, c'est pour parler d'un article), je mange dans un petit resto de la ville. Pas souvent, je n'aime pas trop profiter comme ça du journal...

 

Et voilà, la (dure) matinée se termine! La suite demain pour vis ma vie de journaliste de l'après-midi!

04 août 2009

Dépressif, ancien journaliste

Au journal, on a une rubrique dans laquelle on présente des sites, blogs, myspace de gens de la région. Un des blogs retenus est celui d'un jeune journaliste radio de la ville, une pépite de la toile qui prête à sourire lorsqu'on le lit.

Alors que j'en parlais au chef, il m'a dit: "oui, on le connaît. Il est en dépression maintenant. Il s'est effondré en juin, pendant qu'il présentait son journal du matin".

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Rien ne laissait transparaître un coup de blues sur son blog, rien ne montrait que sa profession ne lui plaisait pas (à part les petites remarques sur le salaire ridicule mais qui n'en fait pas?). Journaliste, c'est pour moi le plus beau métier du monde, celui qui me plaît, celui que je veux faire.

Je dois dire que ça m'a cassé.

30 août 2008

Nous n'avons plus les mêmes valeurs!

Bonjour chers et chères lecteurs et lectrices adorés.

J'avais une magnifique idée de sujet. Si si, sincèrement, un thème qui allait faire débat. La vérité, c'est que je n'ai pas eu le temps de le taper pour aujourd'hui parce que figurez-vous qu'hier, je suis allée faire une partie de golf et un barbecue avec mes amis les chefs d'entreprises du Mâconnais. Rentrée à près de 23 heures après une soirée fort sympathique en compagnie du gratin économique de la région, j'ai préféré aller me reposer pour avoir une mine digne de ce nom pour ma dernière journée de travail.

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La Chambre de commerce est devenue ma seconde maison maintenant. Et je vais enchaîner les parties de golf pour m'entraîner à putter pour burdy.

Que voulez-vous mes chers, vous et moi n'avons plus les mêmes valeurs... Je pratique la snob-attitude en plein. Donnez-moi du "vous" s'il vous plaît maintenant.

 

NB/ Précision: comme vous l'aurez certainement compris, ceci est du second degré... Bon week-end à tous, moi je retourne une dernière fois à Lyon jusqu'à lundi soir! Bisous bisous!

13 août 2008

Donne-moi ta main...

Vous voulez un scoop qui va vous faire rigoler toute la soirée et peut-être même demain?

Je vais interviewer Sheila...

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Mais si, celle qui chante "donne-moi ta main et prend la mienne, mais oui mais oui, l'école est finie...!"

Vendredi 15 août (alors que je devais aller aux 40 ans de mon parrain adoré) car elle vient chanter à Mâcon.

Allez-y, vous avez le droit de rigoler!

11 août 2008

Sangria, vin blanc et autres mondanités

C'est pas tout ça, mais les vacances bloguesques sont terminées! Et puis zut, j'ai envie de me remettre à écrire et de parler de choses futiles, futiles, futiles... Non pas que je ne parle que de trucs sérieux au journal, mais j'ai une éthique à tenir, vous voyez.

Reprenons donc les choses dans l'ordre où je les avais laissé. Cette semaine, c'est gâterie sur gâterie (mais n'allez quand même pas vous imaginer n'importe quoi)! Les netvibes et les RSS vont chauffer, je vais publier à tout va! On va commencer aujourd'hui par le récit de ses fameuses mondanités que je promets depuis plus d'une semaine. Demain, une annonce de foooolie (et un teasing super pourri, un!). Et après en vrac, un vibrant hommage, un tag que je kiffe, le récit de mon anniv' et autres selon les évènements qui auront lieu dans ma palpitante vie. Ready? Gooooo!!

Être journaliste est une profession à plein temps. C'est-à-dire qu'on observe, on questionne, on est curieux, on réfléchit, on rédige, on corrige, on met en page et on est invité lorsqu'il y a des évènements à couvrir. Les 30 et 31 juillet, Mâcon a été une des étape d'une course qui s'appelle le Raid Canéo. C'est - comme son nom l'indique - un raid pendant lequel les participants doivent rejoindre Marseille depuis Fontainebleau, en n'utilisant que des moyens non-motorisés, prévus par les organisteurs (chevaux, kayak, VTT, rollers...). En l'occurence, un truc qui paraissait sans importance. Le programme annonçait que le sénateur-maire de Mâcon devait rencontrer l'organisateur de la course à 19 heures. "Un filet photo facile à faire, Elisa, tu y vas?"

Rendez-vous sur l'esplanade. A 19h05 le maire est là mais l'organisateur non. "J'ai fait mettre de la sangria de côté", annonce le maire, "on va aller les attendre en buvant un petite coup." Premier apéro mondain en compagnie de Môssieur le Sénateur qui a tellement fait pour la ville depuis qu'il est élu (ironique moi?) et de son adjoint au sport qui, si vous voulez mon avis, ferait bien d'en faire un peu plus.

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L'organisateur ne pouvant finalement être présent que le lendemain matin, le maire annonce qu'il offre un petit-déjeuner maconnais à 9h30. "Vous serez là mademoiselle hein? Nan mais si, je compte sur toi!". Le matin donc, je me rends sur les lieux du petit déj. Et là surprise! A 9h30, tous les invités sont au Mâcon blanc (un vin que l'on devrait faire rembourser par la Sécurité Sociale mais Roselyne Bachelot n'a pas voulu, selon le maire) et à la charcuterie. Le lard avant midi, non merci. Pour moi ce sera un croissant. Je vous passe les blablas d'usage et la propagande en l'honneur du conseil municipal (UMP...), pour n'en retenir que ma fois, c'était fort sympathique comme sauterie.

Voilà donc comment je me suis parfaitement intégrée dans la bonne société mâconnaise. Moment encore plus jouissif: alors que j'étais attablée avec mes ouailles pour le petit déjeuner, j'ai vu passer mon ancien chef (le con). Vous auriez vu sa tête... Un poème à lui tout seul!

30 juillet 2008

La pression

Mardi matin avec Lionel, le chef-adjoint (que l'on va appeler chef, ce sera plus simple), on est allé porter le journal aux pompiers du Centre de traitement des appels. Ils aiment bien et puis comme ça, quand on a besoin d'avoir des infos, ils les donnent assez facilement.

Franchement, un pompier, c'est beau. Et c'est jeune. Et même souvent, c'est célibataire. 3/6 beaux mâles seuls, et pas parmi les plus vieux. Honnêtement, j'étais très contente de ma visite. Si contente que le chef m'a proposé de faire un papier sur eux, un PP1 local, sur les interventions qu'ils réalisent lorsqu'il y a des nids de guêpes ou frelons car on est dans la pleine période.

Toute contente, j'ai appelé le CTA pour obtenir un rendez-vous dans l'après-midi, que le papier soit prêt pour l'édition de jeudi. Sauf que pour avoir un rendez-vous avec les pompiers de Mâcon, il faut régler cela avec le service communication des sapeurs-pompiers, basés à Chalon-sur-Saône.

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Et là, désenchantement. Le responsable de la com' a été plus que désagréable. Il s'en est pris à la "stagiaire" que je suis, exigeant une publication dans les pages départementales sinon il oppose son veto, me donnant l'orientation du papier et presque ce que j'avais à y mettre dedans, me posant des questions sur sa fonction à lui, me testant, me disant que si ça ne lui convient pas, il verrait directement avec le rédacteur en chef... bref, me mettant la pression.

Il m'a quand même donné un rendez-vous avec Mâcon hier après-midi. Une fois sur place, rebelote! Il a carrément exigé, toujours au téléphone (mais sur un ton plus sympathique) que je lui envoie mon brouillon, qu'il puisse le valider ou non. "Ce n'est pas pour vous censurer, c'est seulement pour vérifier que vous employez les bons termes techniques" (et mon oeil, tu le vois mon oeil?!) Ce que mon chef a refusé. Il est hors de question de faire lire nos papiers avant publication. D'autant plus que pour celui sur les pompiers, nous n'avions aucune intention diffamatoire. Il s'agit seulement de présenter leur travail.

Le papier est rédigé. Environ 2800 signes avec mon nom en gras, en toutes lettres, en bas. Publication vendredi, dans l'édition départementale avec accroche sur la Une. N'empêche que je ne m'attendais pas à ça pour les débuts de la gloire... 

 

Demain, les photos de mon appartement. Et vendredi, ce sera les petits fours de la Mairie! Pfffiou, ce que ma vie est palpitante en ce moment... ;-) 

28 juillet 2008

Je suis journaliste!

J'avais dit la semaine dernière que je vous raconterais mon entrée dans le monde journalistique. J'ai du scoop encore plus lourd: ma première journée dans le métier et mes premiers papiers de pro.

J'ai commencé aujourd'hui à faire ce métier que j'aimais déjà mais que j'aime encore plus. L'ambiance y est toute autre que dans mon ancien boulot, quitté il y a deux jours. Déjà, les employés sont majoritairement des hommes, ce qui décrispe l'ambiance. Ensuite, tout le monde se tutoie et se fait confiance, ce qui enlève la méfiance. Enfin, les employés sont des fêtards, jeunes et qui se donnent un coup de main dès qu'il y a un problème. Pour le moment, l'expression "liberté d'expression" prend tout son sens!

Je suis donc arrivée ce matin pensant être en doublure, comme le chef me l'avait dit mercredi, avant de partir en vacances. À 9h30, je le croyais encore. À 10 heures, le chef adjoint me charge d'aller interroger des gens dans la rue pour la question d'actualité du jour. Gros blanc (sur mon visage). Au bout de trois personnes arrêtées dans les rues de Mâcon, j'ai les informations qu'il me faut. Le temps de repasser à la rédaction, le chef adjoint m'annonce qu'il y a une exposition qu'il faut que je visite dans l'après-midi, pour faire un papier dessus. Un SP2 comme on dit dans le jargon, c'est à dire un "sous-papier en 2ème page". Pas le papier principal, mais celui juste en dessous.

L'exposition était constituée de moulages en plâtre de ventres de femmes enceintes. Un sujet un peu étrange mais au demeurant bien sympathique. 1500 signes. Pas encore ma signature mais presque!

La journée s'est terminée par la couverture d'une caravane de Lutte Ouvrière qui a squatté les rues de Mâcon toute la journée. Une photo, un entrefilet et le tour est joué. Édition locale de demain. Trois papiers pour mon premier jour, je ne m'attendais pas à tant!

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Je suis maintenant chargée d'une mission: faire un papier qui passera en PP1 (Papier Principal Page 1) d'ici 15 jours sur la fermeture de nombreux bureaux de Poste et les conséquences dans un canton voisin. Un sujet assez délicat à traiter en 3000 signes. Avec mon nom dessous sous celui-là, ce qui m'engage encore plus! Affaire à suivre donc...