09 mars 2009

Erasmus, c'est une affaire de sentiments

Quand on entend le mot "Erasmus", on a tout un tas de concepts qui nous viennent à l'esprit: voyages, fiestas, études, langues étrangères, soleil, rencontres, auberge espagnole... Rectification!! Avant tout ça, Erasmus, c'est une affaire de sentiments.

On rencontre plein de gens, on se crée tout un tas de relations. Ca va de la connaissance de bar à l'ami(e) avec qui on partage tout, les bons moments comme les coups durs. Il y a aussi les copains de classes qui servent pour nour passer les notes des cours qu'on a loupé, les coloc' qu'on considère comme sa famille, les amis qu'on a sur facebook parce qu'ils connaissent les mêmes personnes que nous, les copains de farniente à la Playa Mayor (le jeu de mot est voulu). Et puis il y a ceux qui sont un peu tout ça à la fois.

En Erasmus, on partage énormément de choses: des rires, des voyages, des soirées et des moments d'adieux. On en profite comme si on avait un ultimatum, comme si on savait que tout cela n'allait pas durer. On le sait que ça ne dure que 6 mois ou un an mais on vit encore plus comme des fous, avec excès très certainement. Excès de fiestas, excès de sorties avec les amis, excès d'absence aux cours, excès de dolce vita au final. Au niveau des nerfs et du coeur, on est constamment sollicité. Alors qu'une bonne partie des amis qui comptent sont partis, encore plus dernièrement.

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Lisboa encore et toujours... (oui j'ai les fesses en arrière je sais!^^)

Parce que outre ce que l'on partage de bien, Erasmus c'est aussi les moments d'adieu. Et ça c'est dur. Ce sont des gens que l'on a connu peu ou très bien mais qui s'en vont. C'est terrible pour eux qui nous voient continuer l'Erasmus sans eux. Mais c'est aussi terrible pour nous qui devont apprendre à nous organiser sans eux, à voir le groupe se réduire. Cinq départs en deux semaines. Deux puis trois avec seulement un jour d'écart. On se promet de s'écrire, de se revoir mais dans le fond, on sait que ça ne sera pas le cas. On sait qu'on va chacun retrouver notre vie d'avant en rentrant chez nous et refermer la parenthèse dorée d'Erasmus Salamanca 2008-2009.

En quelques jours, on passe du rire aux larmes. On craque de savoir que c'est la fin. Parce que ces départs signifient le début de la fin de cette année d'exception. On tente de faire bonne figure pour ne pas faire encore plus craquer les partants. On rigole en se disant qu'enfin, on aura la paix sans eux!! Et on se dit que merde, on est en train de découvrir le côté noir d'Erasmus. Avec l'intention de profiter encore plus des trois petits mois qu'il reste avant le dur retour à la réalité...

 

Oui, c'est pas très gai hein. Mais c'est une facette de ce que je vis dont j'avais envie de vous parler. Et à vrai dire, heureusement qu'il y a du soleil parce que le noir, je le broierais à la soupière...

08 janvier 2009

Week-end à Lyon

Ca a été dur mais ma valise est enfin bouclée. Le billet sur Lyon, illustré au fur et à mesure par les photos de notre mini-goûter de blogueuses.

 

À la base, la chanson c'est "Week-end à Rome", je sais. Sauf que là j'étais à Lyon et que ce n'était pas pendant un vrai week-end du vendredi et du samedi donc comme tout est faux, je me suis dit que ce titre pouvait tout aussi bien coller.

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Je suis retournée à Lyon mardi et mercredi avec un programme chargé. Voir des copains, passer à la fac, faire des papiers, aller chez la Petite Zou, voir Camille pour itgirler un peu, monter à Fourvière pour voir la ville... Comme lors de mon séjour précédent, j'ai couru pendant deux jours. J'ai vu 8 personnes avec qui j'ai passé un peu de temps et d'autres que j'ai croisé avec lesquelles j'ai seulement pu dire "bonne année".

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Je suis retournée à la fac et ça a été un gros moment de mélancolie. C'est quand on est parti qu'on se rend compte de ce qu'on laisse derrière soi. J'adore la fac de Salamanque, mon prof catalan, les cours, l'ambiance, le tutoiement avec les profs... Mais Lyon 2 me manque quand même un peu avec Renaud le Magnifique, les amphis, les cours d'1h30, les copains, la science-po française. Je suis tellement nostalgique que je suis allée assister à un cours de Renaud le Magnifique. Rien que pour à nouveau l'écouter être cynique. C'était bien.

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J'ai revu mon copain Pierre avec qui je me coalisais, qui a fait une tête en O quand il m'a aperçu. Une grosse tête de surprise qui mériterait d'être filmée. Ca a été bref mais intense comme d'hab, on a réduit en une heure, la distance qu'il y avait eu entre nous pendant ses 6 mois. J'ai aussi revu Maxime, mon meilleur ami, toujours journaliste et toujours sosie d'Adrian Brody. Et puis surtout, j'ai rencontré le Doudou de la Petite Zou!

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J'ai passé une très agréable soirée chez eux, dans leur appart' tout coloré que j'adore, avec le chat tout foufou, leurs amis et les jeux de société. Doudou et la Petite Zou, pas de doutes, ils sont faits pour être ensemble. En équipe tous les deux, ils trouvaient tout pendant les jeux!! Et puis Doudou est drôle, il me fait même croire des trucs qui me dont devenir toute rouge devant leurs amis.

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Mon séjour lyonnais s'est terminé par un (rapide) goûter avec la Petite Zou et la plus It des blogueuses: Camille qui sortait de son oral avec questions sur l'URSS et l'Ouzbékistan. Nous sommes allées dans un salon de thé qu'elle adore, très anglais, très kitsh. Une sorte de copie de la future maison de la It Girl (les photos parlent d'elle-même). Auparavant, j'avais pillé la parapharmacie des Cordeliers pour faire mes réserves de produits Caudalie, introuvables à Salamanque. Et oui, je pars pour 6 mois!

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Ca a très vite été l'heure de reprendre le train. Ca me fait toujours un petit pincement de quitter Lyon, surtout lorsque je sais tout ce et tous ceux que je laisse derrière moi. À dans 6 mois capitale des Gaules!

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Et aujourd'hui, 3 jours après Petite Marquise, c'était l'anniversaire de mon blog. Donc bon blogversaire!

30 décembre 2008

Lyon!

Je pars à Lyon!

Enfin!

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Passez une bonne fin d'année 2008 et un super réveillon! On se voit en 2009!

27 décembre 2008

Les relations, c'est compliqué et hypocrite!

En ce moment, du fait de mon retour en France, je pense. Non pas que ça ne m'arrive jamais quand je suis en Espagne (je vous ai vu venir!) mais je repense beaucoup à l'année dernière, à Lyon, aux gens que j'ai rencontré. Qu'est-ce que ça sera lorsque je vais revenir définitivement au mois de juin!

En fait, tout est parti du fait qu'un copain de l'année dernière est venu me parler par la messagerie instantanée de facebook. C'est un copain à qui j'ai demandé quelques fois des nouvelles depuis le mois de juin, date à laquelle on ne s'est plus vu. Lui, il m'a répondu quand je lui ai parlé mais ne m'a jamais écrit pour savoir si ça allait ou autre. Ca doit être moi qui toujours veux avoir des nouvelles des gens et eux qui s'en passent.

Donc hier, ce copain est venu me parler. Et j'ai été agréablement surprise... pendant 2 minutes. Parce qu'après les politesses d'usage sur Noël, la santé, les cadeaux reçus, il m'a demandé de lui envoyer mes lettres de motivations pour Salamanque parce que lui-même veut partir à Salamanque l'année prochaine. En soi, l'idée ne me dérange pas: si je peux lui rendre service en lui montrant mes lettres, pourquoi pas! Nan, il s'agit du fait qu'il se souvienne que j'existe seulement parce qu'il a besoin de moi.

Alors après la conversation (que j'ai écourtée), je me suis mise à repenser à l'année dernière avec une certaine nostalgie. Aux copains de la fac, aux cours, aux délires qu'on a eu tous, aux soirées, comme on était proche... Et finalement, je me rends ce que n'était pas du vent mais presque. Parce qu'aujourd'hui, on ne se recontacte que lorsqu'on a besoin les uns des autres.

En fait je suis déçue. Je n'arrive pas à comprendre comment on peut créer des liens aussi forts avec des gens et les perdre si rapidement. Pour moi, il serait plus normal qu'on continue à se demander des nouvelles, qu'on ait envie de se voir, qu'on fasse tout pour se voir... Smith me disait que ce n'est pas parce qu'on ne voit plus ses personnes qu'elles nous oublient ou qu'elles n'ont plus envie de nous voir. Que si nos routes se recroisent, on sera content et que "c'est la vie". Quand on voit comme la vie nous a séparée lui et moi, on comprend pourquoi je déteste encore plus cette expression!!

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Je dois avoir une vision plus que naïve des relations. Une vision de bisounours qui pense que quand on apprécie quelqu'un, c'est pour toujours. Ou alors, c'est que j'accorde plus d'importance aux gens qu'ils ne m'en accordent, ce qui est aussi dur à s'avouer.

J'ai l'impression qu'il faut toujours se battre pour maintenir une relation, quelle qu'elle soit. Même avec ses amis les plus proches, il faut insister à donner des nouvelles, en demander, insister pour se voir, pour éviter que la relation s'effiloche.

Si je pense à ça aussi ces jours, c'est que je projette cette situation sur les amis de Salamanque. Ces gens qu'on rencontre, avec qui on vit des trucs très forts en peu de temps... Est-ce que les amitiés vont tenir? Rien que le fait de ne plus être ensemble dans la même ville met de la distance. Le plus dur, c'est toujours de se revoir la première fois après la fin (de l'année, des classes, des vacances...).

Moi j'ai envie de tous les revoir. Alors dans un grand élan de naïveté, j'espère qu'on sera amis encore longtemps. Et qu'on se rendra tous visite dans nos pays respectifs pour parler de nos souvenirs de Salamanque. Parce que ça aussi, on peut dire que "c'est la vie"...

26 décembre 2008

Coutumes françaises

Quand on part vivre quelques temps dans un autre pays que le sien, on est tout étonné en rentrant de retrouver sa vie d'avant et ses petites habitudes. C'est mon cas.

Par exemple, je suis surprise de pouvoir à nouveau boire l'eau du robinet de chez moi et non plus de l'eau minérale. Je suis surprise d'entendre parler français dans les magasins, restaurants, hôtels... Je suis surprise de recommencer à manger à 12-13 heures et 19-20 heures mais je reprends assez vite le rythme. Surprise de voir qu'ici, il fait nuit une heure plus tôt qu'à Salamanca mais jour aussi une heure plus tôt. Et je suis surprise de voir que les gens n'ont pas arrêté de vivre alors que je n'étais pas là.

C'est vrai, quand on part, on voudrait inconsciemment que les autres se mettent en pause et reprennent leur vie là où on l'avait laissé en partant. Et ben pas du tout! Ma cousine a acheté une maison et va s'installer à la campagne avec son copain. Mon autre cousine a trouvé du boulot à Paris et vit dans un grand appartement. Mon cousin s'est fait largué, une troisième cousine a un nouveau copain et c'est sérieux... Tout le monde a bel et bien changé. Mais pas trop non plus puisque ma tante est toujours pressée, ma grand-mère fait toujours trop de gâteaux et mon grand-père rigole de la même manière qu'avant aux blagues de mon oncle.

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Revenir en France, c'est aussi retrouver mes habitudes culinaires d'avant. J'ai re-mangé des vrais croissants, faits avec du beurre et rien que pour ça, j'aime être française. En Espagne, les croissants sont faits à l'huile (oui, vous avez bien lu) et sont recouverts d'un espèce de glaçage plus qu'écoeurant. Beurk! J'ai de nouveaux accès aux légumes, au pain, au foie gras et à la raclette! En plein dans la gastronomie française!

Rentrer à la maison, c'est aussi retrouver l'ambiance familiale. Qui elle est restée intacte depuis 3 mois. Mon frère fait déjà sa crise d'ado, ma soeur lit et plane, ma mère s'énerve vite et mon père se retient de rigoler en me faisant des clins d'oeil. Il ne me reste plus qu'à revoir les copains lyonnais et tout sera revenu à sa place d'avant.

Y a pas, la France quand même, j'aime bien...

17 décembre 2008

J'ai les boules

C'est très con hein mais j'ai le cafard. Pourtant il y a de la neige, il fait un soleil magnifique mais j'ai les boules.

C'est fin décembre et donc la fin de 2008. Et malgré tout, j'ai aimé cette année. J'ai changé de décennie, je suis partie en Espagne, j'ai rencontré pleins de gens, je me suis fait larguée, j'ai pris l'avion pour la première fois, je me suis éclatée à la fac, je parle espagnol un peu mieux qu'avant... Oui malgré tout, je ne garde que le positif. Et l'inconnu de 2009 me fait peur.

C'est la fin du semestre. Les cours se terminent, il faut que je boucle ma revue de presse mais surtout: tout le monde part entre aujourd'hui et demain. Moi je reste là jusqu'à mercredi prochain et même si je vais voir Gaby, Andrea et mes parents d'ici là, ben ça me fait bizarre de me dire que tous les copains ne seront pas là pour la traditionnelle soirée du jeudi.

Puis il y a Guillaume de Leipzig qui rentre à Lyon dès aujourd'hui et la soirée de 20 ans du samedi à laquelle je ne pourrai pas assister. Ca aussi ça me fait bizarre: tous les copains ensemble et moi, pas avant le 29 décembre, tel un cheveu sur la soupe qui arrive après la bataille, une fois que tout a déjà été raconté.

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Salamanca que je quitte pour une grosse quinzaine de jours. La France que je vais retrouver et cette nervosité de savoir Smith à quelques kilomètres. Plus il est loin, mieux je me porte.

Salamanca qui se vide petit à petit et qui paraît bien silencieuse d'un coup. Les 3 copains allemand, autrichien et italien qui restent toutes les vacances. Mais c'est pas pareil, mes français vont être loin.

Et les amis italiens (dont Pavarotti) m'ont refilé leur grippe. Je me sens toute faible, c'est très feoooo. Ce qui est encore plus feooooo, c'est que mes cours avec le génial prof catalan sont terminés.

Et les amis italiens (sauf Pavarotti) qui rentrent chez eux et qui ne reviennent que pour les examens. C'est bête parce qu'on se dit que si on s'était connu plus tôt dans l'année, on aurait déliré beaucoup plus tôt!

 

C'est moche le fond d'un puit, j'aime pas ça.

 

 

Et là soudainement dans le noir, un mail d'Andrea. Ce garçon est magique, c'est le seul qui arrive à me faire rigoler et pleurer à la fois!

Buenos dias hija.
voy escribirte una mail muy rapida porque tengo que tomar el (train) para ir a mis casa, desde Bologna.
J'ai visité renfe, c'était bien, il y avait une jolie page toute rose.
En plus j'ai regardé les trains. Je pourrais prendre celui de 18.43 qui arrive à 21.30.
J'ai regardé aussi les gares, je crois que je ne me perdrai pas.
En tout cas ja vais t'envoyer un texto quand on sera arrivés à Madrid, si l'avion de précipite pas.
à bientot?

ciaopastapizzacazzoperdindirindinamafiaspaghettimandolino

08 décembre 2008

Erasmus's life

Question du jour

Comment tu sais quand est-ce que tu es vraiment intégré dans ta ville Erasmus?

 

C'est quand tu te balades dans la ville et que tu ne fais même plus attention à l'immense cathédrale.

C'est quand tu te balades dans la ville et que tu t'émerveilles pour 46 987ème fois devant l'immense cathédrale.

C'est quand tu vas dans des endroits inconnus sans avoir besoin d'un plan parce que "le nom de la rue d'à côté me dit quelque chose".

C'est quand tu sais que le quartier Van Dyck, c'est pour les tapas ; Gran Vía, les chupiterias pas chères ; Toro et Zamora, les bars-discothèques ; Plaza Mayor, l'appart' de Marine alias le QG et le Trastevere ; l'Irish Rover, les soirées Erasmus du mardi ; le Savor, les meilleurs mojitos de la ville...

C'est quand tu croises quelqu'un que tu connais dès que tu mets un pied dehors.

C'est quand tu t'émerveilles sur des décorations de Noël qui mettent encore plus en valeur la ville.

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C'est quand il y a toujours du monde qui répond présent à tes invitations, même si celle-ci a été faite 3 heures plus tôt!

C'est quand tu croises plusieurs personnes que tu connais dès que tu entres dans un bar.

C'est quand tu te couches plus souvent quand il fait jour que quand il fait nuit!

C'est quand tu fais des brunchs avec tes copains à 16 heures après une soirée qui s'est terminée à 7 heures.

C'est quand tu décides de sortir danser sur un coup de tête à 3 heures du matin et que tu peux jusqu'à 6 heures sans problème de fermeture du bar.

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C'est quand tu rencontres de nouvelles personnes qui sont amies d'un ami vu chez un ami pour l'anniversaire d'un autre ami.

C'est quand tu as la sensation d'appartenir à un grand groupe de copains multi-culturel.

C'est quand tu te sens protégée par l'ambiance festive et que voir pleins de gens bourrés te fait sourire et non peur.

C'est quand tu connais les noms des alcools vendus en Espagne et que tu connais parfaitement leurs effets.

C'est quand tu te réveilles chez toi et que tu vois qu'il y a un copain qui dort sur le canapé, un autre dans le chambre d'amis et les restes de la soirée de la veille sur la table.

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C'est quand tu trouves des prétextes débiles pour revoir tes copains sans leur dire: "ah tu vas faire les courses demain matin pour acheter de la sauce tartare? C'est vrai qu'on l'a fini pendant le brunch... Bon ben je viens aussi pour en acheter! 14 heures réunion tartare devant Carrefour?"

C'est quand tu te dis qu'il avait raison: finalement, c'est mieux comme ça, t'aurais pas pu en profiter autant en restant avec lui.

C'est quand tu réalises que ça fait déjà 3 mois que tu es là et que ça passe super vite.

C'est quand tu sautes de joie parce qu'il te reste 7 mois à passer ici et que ça, c'est génial!!

04 décembre 2008

Je réfléchis trop (et autres brèves)

Quand je suis malade, j'ai tendance à faire croire à mes nombreux lecteurs bloguesques que je suis tellement à l'article de la mort, qu'il m'est impossible d'écrire un article (comme c'est beau cette reprise du mot "article"). En fait non, c'est que je suis une grosse flemmarde.

Quand j'écris, j'aime bien que ça soit bien écrit, sans faute d'orthographe, avec des jeux de mots si je peux... Bref, un truc construit qui raconte quelque chose parce que je n'arrive pas juste à écrire ce qu'il me passe par la tête! Et mine de rien, pour pondre un article, c'est 1 heure de temps. J'adore ça mais c'est vrai que parfois, je réfléchis beaucoup à ce que je veux dire, de quelle manière, comment faire pour que ça ne soit pas mal pris et le plus fidèle possible à ce que j'ai envie de faire comprendre... Blogguer est un travail à plein temps! Et imaginez... Si on ressort mon blog des archives quand je serai une journaliste reconnue, autant que ça soit bien écrit, nan? Donc quand je suis malade, j'ai pas envie de faire ça! Sauf que là, je suis encore malade et j'écris quand même parce que sinon mes statistiques vont baisser. J'décoooonne!

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Une question importante: quelqu'un sait-il ce qu'est un feedback? Parce que y a un monsieur qui m'a écrit en me citant tous les billets sur les différents voyages que j'ai fait et qui veut que je fasse des feedbacks pour un site qui parle de voyages. Moi je veux bien mais je voudrais d'abord savoir ce que c'est! Pis attend, je fais pas de pub non volontaire sans être payée nan mais oh!

En parlant de pub, un article sponsorisé va bientôt sortir! Étant en Erasmus, j'ai beaucoup de frais et puis ça fait longtemps que je n'en ai pas fait donc c'est pas comme si je me transformais en catalogue hein?

Un grand moment de rire:

 

Grease chanté en espagnol, qui en veut encore?? Des paroles recherchées avec ça! Dime más, dime más...

 

Et puis super nouvelle: mon italien adoré (à savoir Andrea, pas celui de l'expérimentation sociologique!) vient par le plus grand des hasard à Madrid au mois de décembre. Et moi je suis très contente parce que je vais le voir! Ca fait depuis un certain mariage au mois de juillet que je ne l'ai pas vu! On s'était juste retrouvé à la gare de Part-Dieu, une demi-heure avant que je parte! Et mine de rien, personne ne m'appelle "Chérie" ici et ça me manque...

 

Allez bonne journée, on se voit ce soir au Trastevere!

27 novembre 2008

Eramus, mon ami...

Élisa dit : je sais je t'ai toujours pas envoyé de mail mais j'ai pas eu le temps, fallait que je regarde Sex and the city pour me déstresser!!

Guillaume dit : c'est toujours ça de fait! Je sais, j'suis toujours pas sur Skype mais j'ai pas eu le temps!

Élisa dit : lol!

Guillaume dit : fallait que "je vole mon vélo", que je casse le cadenas quoi!

Élisa dit : pourquoi?

Guillaume dit : et j'ai réussi après bien 2 heures. Parce que la clef était cassée...

Élisa dit : ça devait être drôle! Tu as des photos de toi en train de péter le cadenas?!

Guillaume dit : nan, j'étais tout seul dans ma chambre, je l'ai scié!

Élisa dit : avec le vélo dans ta chambre??

Guillaume dit : ouais...

Élisa dit : mais pourquoi tu laisses ton vélo dans ta chambre avec un cadenas?

Guillaume dit : je me suis dit que j'allais pas faire ça dans la rue, ça serait louche! Il était en bas, je l'ai monté.

Élisa dit : comment t'as pu monter le vélo, il était pas attaché à un truc?

Guillaume dit : j'avais mis le cadenas de façon à ce qu'il ne puisse pas rouler, c'était ma chance dans ma malchance!

Élisa dit : ah les vieux trucs de l'Allemagne de l'Est, c'est plus ce que c'était... (précisons que le vélo date de l'époque communiste!)

Guillaume dit : détrompe toi, le cadenas était un cadenas capitaliste à 1 euro!

Élisa dit : Guigui t'es génial, tu me fais trop rire! C'est là que je vois que tu me manques quand même parce que t'es trop drôle!!

Guillaume dit : quand même?!

Élisa dit : oui parce que comme on se parle assez souvent, je pourrais ne pas avoir la sensation de manque mais en fait si!

Guillaume dit : pareil

Élisa dit : c'est vrai je te manque??

Guillaume dit : bah les soirées de l'amitié, je suis pressé d'en refaire!

Élisa dit : gravvvvvve!!

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Élisa dit : j'ai appris comment dire saperlipopette en italien, c'est per dindirindina!

Guillaume dit : moi j'ai appris à dire citron magnifique!

Guillaume dit : Limone

Guillaume dit : en fait j'ai oublié!

Élisa dit : limoncello? C'est un alcool italien bien bon!

Guillaume dit : connais pas... Je vais aller manger! Je reviens dans une bonne heure, le temps de faire cuire des patates et de les manger!

Élisa dit : tu manges trop de patates Guigui, pense aux légumes, tu vas devenir gordito sinon ;)

Guillaume dit : je mange des légumes! Hier c'était carotte riz!

Élisa dit : ouh le riz, vive le légume!!

Guillaume dit : carotte...

Élisa dit : oui...

Guillaume dit : et avant-hier pâtes à la sauce TOMATE

Élisa dit : OUAAAAAAAHH!! Les pates c'est trop des légumes aussi!

Guillaume dit : et je mange de la salade avant mes patates!

Élisa dit : tu me fais trop rire!!!

Guillaume dit : allez, ça chauffe.

Élisa dit : ok!

Guillaume dit : Tschüss!

Élisa dit : bisous, ciao!

 

Voilà pourquoi j'aime Erasmus. Et mon copain Guigui qu'est en Allemagne! Bouh, je me sens toute chose après cette grande déclaration!

20 octobre 2008

Crise amicale

Comme je suis en pleine crise d'amitié, voici une chanson que l'on chante tous ici en soirée en se tenant tous serrés les uns contre les autres.

Parce que mes ami(e)s de France me manquent. Et que ça serait un pari génial et complètement fou de réunir tout le monde le temps d'une soirée.

 

 

Son mis amigos
En la calle pasábamos las horas
Son mis amigos
Por encima de todas las cosas

 

Bon et puis je vous invite à cliquer sur les liens de blogs dans la catégorie: "ils sont en Erasmus eux aussi". Parce que ce sont des témoignages vivants et une belle incitation au voyage!

Bonne journée à tous!

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