29 août 2009

Le blues de l'Eramus's woman, partie 3

Voilà, c'est la fin août donc suite logique, le début de septembre. L'été au sens des vacances tire à sa fin, je vais terminer le boulot lundi et commencer à faire les valises pour déménager samedi prochain.

J'aime pas trop cette période, je m'y sens mal à l'aise. C'est la fin de quelque chose mais pas encore le début d'une autre. C'est une période d'entre-deux.

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Les souvenirs remontent. Il y a un an, je terminais le boulot également et je commençais à me préparer pour déménager. Mais la différence, c'est qu'il y a un an, j'étais super excitée. Anxieuse mais pressée d'être en Espagne. Cette année, je regarde les autres qui font leurs valises pour partir faire leur année à l'étranger et je repense à "il y a un an déjà". Encore une fois, le temps est passé très très vite. J'ai l'impression d'avoir vieilli en un an, très rapidement.

Cette année, je pars aussi puisque je change de ville. Mais bizarrement, je n'arrive pas à ressentir le même entrain que l'année dernière. Je n'y sens pas pareil: à Salamanca, tous les Erasmus arrivaient sans connaître personne. Là où je vais, je vais peut-être débarquer comme un cheveu sur la soupe dans une promo où tout le monde connaît tout le monde. J'aime partir sans connaître personne mais ça m'angoisse aussi. Paradoxe mental.

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J'ai refait ce qu'il ne fallait pas: remettre le nez dans mes photos Erasmus. La simple vue de la Plaza Mayor me file le bourdon. Je me rappelle mes tours dans la ville, les sensations que j'avais quand je la parcourais, les gens connus que je rencontrais à chaque fois que je sortais prendre l'air (la ville est tellement petite qu'on pouvait y rencontrer quelqu'un de connu très facilement). Je repense aux amis rencontrés là-bas, les souvenirs qu'on a créé. Peut-être que si je retournais à Salamanca une année, le charme ne fonctionnerait plus. En attendant, la ville me manque.

Comment ça s'appelle lorsqu'on n'arrive pas à tourner la page d'un moment de sa vie?

30 juin 2009

Arcos de la Frontera

 

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Rue d'Arcos

29 juin 2009

Détroit de Gibraltar

 

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Et au fond, l'Afrique...

28 juin 2009

Granada

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L'Alhambra

27 juin 2009

Córdoba

 

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Arcade de Cordoue

12 juin 2009

I still can't say goodbye

 

Je m'en vais.

Rideau.

11 juin 2009

Retour de vacances et J-1

Revenue mardi soir de vacances, j'ai la tête dans les valises et le rangement. Mettre neuf mois d'intense vie Erasmus dans des sacs, c'est dur. Et chiant.

Je garde la pêche et le sourire et tente de ne pas compter les heures entre maintenant et le départ. Et je repense aux merveilles de l'Andalousie en écoutant LA chanson du voyage. Ca bouge et ça donne envie de danser! Je suis fan.

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Mosaïques dans l'Alhambra (Granada)

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Le port de Tarifa (Détroit de Gibraltar) avec l'Afrique en arrière-plan

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L'océan et l'Afrique

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Vejer de la Frontera

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Yo, Cadiz y África (Plaza de España, Sevilla)

 

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Jardines de Alcazar

J'y retourne, hasta luego!!

04 juin 2009

Y a des jours comme ça...

... où rien ne va, où t'as l'impression qu'un monde est contre toi, tu comprends pas... (Axelle Red, Toujours moi).

 

Et puis il y en a d'autres où justement c'est complètement l'inverse, où tout va bien et où on profite de tout.

C'est les vacances et il fait très beau. Les notes des examens commencent à tomber et son plutôt bonnes. Ma Carla adorée fait une surprise à tout le monde en débarquant à Salamanca (ça a d'ailleurs été un gros moment d'émotion pour moi qui ne croyais pas que c'était réel!). Ma future université appelle en disant que ma demande d'équivalence ne sert à rien, que je suis acceptée et que j'ai seulement à transférer mon dossier. Un contrat de travail au Journal arrive pour le mois d'aout. La scène de spectacle de la Plaza Mayor est enlevée et me permet de faire -enfin- de belles photos de ce lieu. Mon ordinateur remarche après son arrosage. Le départ ne fait plus autant peur. Et les vacances de cinq jours pour l'Andalousie arrivent.

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Ca c'était mes jambes en Allemagne (et ce que je compte faire en Andalousie)

Retour prévu pour mardi dans la journée après avoir vu l'Alhambra, Córdoba, la plage et tout le reste. Puis le nez dans les valises mais avec le soleil, ça passera beaucoup mieux!

Très bonne semaine à tous, ciao ciao...

13 mai 2009

J - un mois

Salut vous tous!

Je suis vivante, rien de grave tout va bien. J'écris moins, j'ai moins envie (mais je lis toujours). Je me souviens avoir lu un jour sur le blog de Camille que pendant son année Erasmus, elle avait moins eu envie d'écrire et laissé son blog à l'abandon un moment. C'est un peu ça.

À vrai dire, je n'ai pas été très drôle pendant ces dernières semaines. Ai-je déjà parlé du syndrôme post-Erasmus? Ben voilà, je suis en plein dedans. Du moins, j'ai commencé à déprimer parce que la fin de l'Erasmus approche à grands pas. Dans un mois jour pour jour, je serai dans ma maison. The end pourra s'écrire.

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Avant de partir, on rigole quand on entend parler de dépression post-Erasmus. Ca fait rire tout le monde en fait. Une fois qu'on est en Erasmus, on rigole beaucoup moins parce qu'on sait que le retour à la normale, à la réalité je dirais va être difficile. Très. La dose d'émotion est incroyable, on monte très haut en très peu de temps et on va redescendre durement.

La déprime, c'est un cercle vicieux et c'est débile de la commencer un mois avant la fin. Mais lorsque je me suis rendu compte que j'avais été à mon dernier cours Erasmus, ça m'a fait pleurer. Tout comme lorsque je me suis rendu compte qu'il y a un mois, j'étais en Italie et que là dans un mois, je serai en France. Je ne vois pas le temps passer. Huit mois que je suis là, huit mois que j'ai commencé à raconter mes premiers cours, à aller dans les soirées, à rencontrer des gens. Un mois d'Erasmus avec trois semaines d'examens, on va arriver en juin sans que je m'en rende compte!! J'ai compté le nombre de contacts facebook catalogués Erasmus: une centaine. Les trois quarts, je ne les reverrai certainement jamais. Lorsque je vais partir d'ici, mes colocs' seront rentrés chez leurs parents, l'appartement sera vide. La plaza Mayor, combien de temps vais-je rester sans la voir alors que j'y suis allée pratiquement tous les jours pendant 9 mois?  etc... Ce sont des petites choses auxquelles j'étais habituées et qui n'auront plus lieu d'être. Je suis attachée aux gens mais aussi aux lieux et je sais que cette ville va sacrément me manquer. Au final, la sensation est étrange parce que j'ai l'impression d'étouffer. Je n'ai pas envie de partir mais tout ce que je vois me rappelle trop de souvenirs de cette année et me donne envie de fuir. Au lieu de profiter des jours qu'il reste, je me renferme sur moi-même et tire une gueule de cent pieds de long. Débile, j'ai dit.

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Ajoutons à cela que non contente de mes six examens en deux semaines, j'ai décidé de tenter le DELE (diplôme de langue espagnole reconnu dans le monde entier hein). En niveau supérieur, le plus élevé parce que ça ne serait pas drôle sinon. Et que mine de rien, il y a un tas de choses que je ne sais pas en espagnol... Demain et vendredi, ça sera une grande libération lorsque je l'aurai terminé!

Alors voilà, c'est un peu mon état d'esprit du moment. J'essaye de ne pas trop penser au retour et je me cherche des occupations. On peut même dire que je suis un peu plus joyeuse depuis que je sais que je retourne en Italie en juin...

02 février 2009

La nota en español

Bueno, hacía un momento que quería escribir una nota en castellano porque ya estoy en España y siempre las autoras de blog escriben notas en ingles. Y yo no entiendo nada al ingles. Pues, se puede decir que es una especie de venganza (aunque sepa que algunas van a entender).

Estamos en febrero. Y muy pronto, va a hacer un mes que he vuelto a Salamanca. La verdad es que me doy cuenta de que el tiempo va super rápido. Empiezan las despedidas de amigos, sobre todo italianos y eso me hace pensar en mi propia despedida. Voy a ser la primera de los últimos. 14 de junio, todo se termina.

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Vista cuando vuelvo a casa

Los amigos que se van más temprano compran banderas y camisetas para que todo el mundo firma, dejando un mensajito. Pienso en hacer lo mismo mientrás que me queda 4 meses aquí. Cuando llegué en septiembre, este curso me parecía muy largo. Pensaba aprovechar de todo, de la ciudad, de los amigos, de las fiestas, de los viajes... Claro que aproveché de todo! Pero corriendo. Ya el primer cuatrimestre se termina totalmente, los examenes se hacen, las notas salen y las clases del segundo cuatrimestre empiezan.

Han pasado 5 meses. Y me parece que sólo han pasado 3 semanas. Esto da un poco miedo, saber que estás viviendo algo pero que se va a acabar dentro de poco. La vida es algo de transitorio. Parece un poco pesimista decir esto cuando queda casi la mitad de la estancia pero es que soy egoista. Soy muy feliz aquí y quiero quedarme donde estoy bien. Me parece que cuando vaya a volver a Francia, voy a encontrar de nuevo todos los problemas que tenía, sobre todo los problemas de relaciones (¿Smith?). Al mismo tiempo, quedarme aquí algunos años más sería tonto porque nadie estará. Por lo menos, no los mismos.

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Salamanca, siempre guardará mi edad!

Preguntarme así sobre los últimos meses que voy a pasar en Salamanca y sobre mi vuelta a Francia, soñar con esto, es también una manera de esconder el hecho de que temo al año que viene. Todavía no sé que hacer, adonde ir, lo que quiero estudiar. No tengo ni una idea sobre mi futuro. Y esto da miedo. Estaría muy bien si la vida pudiera ser siempre tan simple como un año Erasmus...

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