16 novembre 2009

Tourisme en Andalousie (2)

On en était resté quelque part dans le sud du continent européen, entre Málaga et le détroit de Gibraltar. Continuons notre périple et dirigeons-nous vers la:

 

Quatrième étape: Tárifa, le détroit de Gibraltar et la côte Atlantique P1050916.jpg

Tárifa, c'est la ville la plus au sud de l'Espagne, sur le début de la presqu'île qui mène au détroit de Gibraltar. D'ici, on peut voir le Maroc et l'Afrique puisqu'on est seulement à 14km de ce continent. Si vous avez le temps, allez faire un petit tour au Maroc: la traversée dure 1/2h en bateau et l'aller-retour coûte entre 30 et 40€ si mes souvenirs sont bons. On peut aussi accéder au détroit par un petit chemin, malheureusement pas jusqu'au bout car il y a une base militaire interdite d'accès au public qui monte la garde. Mais la balade vaut quand même le détour, surtout quand on voit la Méditerranée à sa gauche et l'Atlantique à sa droite, séparés de quelques mètres seulement.

 

 

P1050953.jpg

Nous sommes nous restés 2 jours dans cette région, à profiter des magnifiques plages de l'Atlantique! La mer n'était pas très chaude et le soleil carrément brûlant mais l'endroit vaut le détour: un spot de kite surf, la plage presque vide et l'Afrique en fond. Un bon moyen de décompresser...

Quelques kilomètres plus loin, on peut se promener au milieu des plages et des dunes. La verdure n'est jamais très loin, chose étonnante au milieu du sable...

 

 

 

P1050970.jpg

Cinquième étape: Vejer et Arcos de la Frontera

Ce sont deux petits villages dans l'intérieur des terres, d'influence arabe. Des petites rues, des arches, perchés sur des montagnes... Tout est très blanc, fleuris, mais marqué d'histoire. Vejer de la Frontera particulièrement, dominée par son chateau et entourée de murailles. Elle comporte un quartier juif qui était fermé jusqu'à il y a peu de temps et un quartier catholique aussi. De loin, la ville ressemble à Alger avec ces bâtiments tous blancs.

Arcos de la Frontera vaut le détour pour le point de vue panoramique et ces rues minuscules. On se croirait dans un village de poupées, on a peine à croire que des voitures peuvent passer! Une fois arrivés sur la place de l'église, c'est la campagne andalouse qui s'offre à nous. Des champs verts, à moins de 200km de la côte, le dépaysement est total...

 

P1060015.jpg

 

Sixième et dernière étape: Sevilla P1060066.jpg

C'est une ville où j'avais déjà passé un week-end en décembre et donc que je connais un peu mieux. L'endroit à ne pas manquer et que je préfère: los Jardines de Alcazar. Un mélange de palais arabes christianisés et de jardins magnifiques une nouvelle fois. Mieux vaut les visiter sous le soleil, vous profiterez ainsi pleinement de la balade. Pendant que vous êtes dans le coin, jetez un oeil à la cathédrale qui habrite le tombeau de Christophe Collomb (rien que ça!). N'étant pas fan d'édifices religieux en tout genre, ce n'est pas ce que j'ai préféré...

À Séville profitez aussi de la Plaza de España, lieu où a été tourné une scène de l'épisode 1 de Stars Wars. Et ne partez pas sans avoir fait un tour dans les ruelles du centre, vu un spectacle de flamenco et vous être promenés dans l'un des superbes parcs de la ville...

 

 

P1060019.jpg

 

Voilà, le tour andalou s'arrête ici. Il est fortement incomplet puisque je n'ai pas vu des villes comme Cadiz ou Ronda. Il s'agit juste d'un récit exhaustif et très subjectif! Bonnes vacances...

29 août 2009

Le blues de l'Eramus's woman, partie 3

Voilà, c'est la fin août donc suite logique, le début de septembre. L'été au sens des vacances tire à sa fin, je vais terminer le boulot lundi et commencer à faire les valises pour déménager samedi prochain.

J'aime pas trop cette période, je m'y sens mal à l'aise. C'est la fin de quelque chose mais pas encore le début d'une autre. C'est une période d'entre-deux.

CIMG2417.jpg

Les souvenirs remontent. Il y a un an, je terminais le boulot également et je commençais à me préparer pour déménager. Mais la différence, c'est qu'il y a un an, j'étais super excitée. Anxieuse mais pressée d'être en Espagne. Cette année, je regarde les autres qui font leurs valises pour partir faire leur année à l'étranger et je repense à "il y a un an déjà". Encore une fois, le temps est passé très très vite. J'ai l'impression d'avoir vieilli en un an, très rapidement.

Cette année, je pars aussi puisque je change de ville. Mais bizarrement, je n'arrive pas à ressentir le même entrain que l'année dernière. Je n'y sens pas pareil: à Salamanca, tous les Erasmus arrivaient sans connaître personne. Là où je vais, je vais peut-être débarquer comme un cheveu sur la soupe dans une promo où tout le monde connaît tout le monde. J'aime partir sans connaître personne mais ça m'angoisse aussi. Paradoxe mental.

CIMG2284.jpg

J'ai refait ce qu'il ne fallait pas: remettre le nez dans mes photos Erasmus. La simple vue de la Plaza Mayor me file le bourdon. Je me rappelle mes tours dans la ville, les sensations que j'avais quand je la parcourais, les gens connus que je rencontrais à chaque fois que je sortais prendre l'air (la ville est tellement petite qu'on pouvait y rencontrer quelqu'un de connu très facilement). Je repense aux amis rencontrés là-bas, les souvenirs qu'on a créé. Peut-être que si je retournais à Salamanca une année, le charme ne fonctionnerait plus. En attendant, la ville me manque.

Comment ça s'appelle lorsqu'on n'arrive pas à tourner la page d'un moment de sa vie?

30 juin 2009

Arcos de la Frontera

 

P1060002.jpg

Rue d'Arcos

29 juin 2009

Détroit de Gibraltar

 

P1050916.jpg

Et au fond, l'Afrique...

28 juin 2009

Granada

P1050830.jpg

L'Alhambra

27 juin 2009

Córdoba

 

CIMG2349.jpg

Arcade de Cordoue

12 juin 2009

I still can't say goodbye

 

Je m'en vais.

Rideau.

11 juin 2009

Retour de vacances et J-1

Revenue mardi soir de vacances, j'ai la tête dans les valises et le rangement. Mettre neuf mois d'intense vie Erasmus dans des sacs, c'est dur. Et chiant.

Je garde la pêche et le sourire et tente de ne pas compter les heures entre maintenant et le départ. Et je repense aux merveilles de l'Andalousie en écoutant LA chanson du voyage. Ca bouge et ça donne envie de danser! Je suis fan.

P1050798.jpg

Mosaïques dans l'Alhambra (Granada)

P1050890.jpg

Le port de Tarifa (Détroit de Gibraltar) avec l'Afrique en arrière-plan

P1050923.jpg

L'océan et l'Afrique

P1050974.jpg

Vejer de la Frontera

P1060033.jpg

Yo, Cadiz y África (Plaza de España, Sevilla)

 

P1060068.jpg

Jardines de Alcazar

J'y retourne, hasta luego!!

04 juin 2009

Y a des jours comme ça...

... où rien ne va, où t'as l'impression qu'un monde est contre toi, tu comprends pas... (Axelle Red, Toujours moi).

 

Et puis il y en a d'autres où justement c'est complètement l'inverse, où tout va bien et où on profite de tout.

C'est les vacances et il fait très beau. Les notes des examens commencent à tomber et son plutôt bonnes. Ma Carla adorée fait une surprise à tout le monde en débarquant à Salamanca (ça a d'ailleurs été un gros moment d'émotion pour moi qui ne croyais pas que c'était réel!). Ma future université appelle en disant que ma demande d'équivalence ne sert à rien, que je suis acceptée et que j'ai seulement à transférer mon dossier. Un contrat de travail au Journal arrive pour le mois d'aout. La scène de spectacle de la Plaza Mayor est enlevée et me permet de faire -enfin- de belles photos de ce lieu. Mon ordinateur remarche après son arrosage. Le départ ne fait plus autant peur. Et les vacances de cinq jours pour l'Andalousie arrivent.

P1050486.jpg

Ca c'était mes jambes en Allemagne (et ce que je compte faire en Andalousie)

Retour prévu pour mardi dans la journée après avoir vu l'Alhambra, Córdoba, la plage et tout le reste. Puis le nez dans les valises mais avec le soleil, ça passera beaucoup mieux!

Très bonne semaine à tous, ciao ciao...

13 mai 2009

J - un mois

Salut vous tous!

Je suis vivante, rien de grave tout va bien. J'écris moins, j'ai moins envie (mais je lis toujours). Je me souviens avoir lu un jour sur le blog de Camille que pendant son année Erasmus, elle avait moins eu envie d'écrire et laissé son blog à l'abandon un moment. C'est un peu ça.

À vrai dire, je n'ai pas été très drôle pendant ces dernières semaines. Ai-je déjà parlé du syndrôme post-Erasmus? Ben voilà, je suis en plein dedans. Du moins, j'ai commencé à déprimer parce que la fin de l'Erasmus approche à grands pas. Dans un mois jour pour jour, je serai dans ma maison. The end pourra s'écrire.

Cathédrale.jpg

Avant de partir, on rigole quand on entend parler de dépression post-Erasmus. Ca fait rire tout le monde en fait. Une fois qu'on est en Erasmus, on rigole beaucoup moins parce qu'on sait que le retour à la normale, à la réalité je dirais va être difficile. Très. La dose d'émotion est incroyable, on monte très haut en très peu de temps et on va redescendre durement.

La déprime, c'est un cercle vicieux et c'est débile de la commencer un mois avant la fin. Mais lorsque je me suis rendu compte que j'avais été à mon dernier cours Erasmus, ça m'a fait pleurer. Tout comme lorsque je me suis rendu compte qu'il y a un mois, j'étais en Italie et que là dans un mois, je serai en France. Je ne vois pas le temps passer. Huit mois que je suis là, huit mois que j'ai commencé à raconter mes premiers cours, à aller dans les soirées, à rencontrer des gens. Un mois d'Erasmus avec trois semaines d'examens, on va arriver en juin sans que je m'en rende compte!! J'ai compté le nombre de contacts facebook catalogués Erasmus: une centaine. Les trois quarts, je ne les reverrai certainement jamais. Lorsque je vais partir d'ici, mes colocs' seront rentrés chez leurs parents, l'appartement sera vide. La plaza Mayor, combien de temps vais-je rester sans la voir alors que j'y suis allée pratiquement tous les jours pendant 9 mois?  etc... Ce sont des petites choses auxquelles j'étais habituées et qui n'auront plus lieu d'être. Je suis attachée aux gens mais aussi aux lieux et je sais que cette ville va sacrément me manquer. Au final, la sensation est étrange parce que j'ai l'impression d'étouffer. Je n'ai pas envie de partir mais tout ce que je vois me rappelle trop de souvenirs de cette année et me donne envie de fuir. Au lieu de profiter des jours qu'il reste, je me renferme sur moi-même et tire une gueule de cent pieds de long. Débile, j'ai dit.

Plaza Mayor.jpg

Ajoutons à cela que non contente de mes six examens en deux semaines, j'ai décidé de tenter le DELE (diplôme de langue espagnole reconnu dans le monde entier hein). En niveau supérieur, le plus élevé parce que ça ne serait pas drôle sinon. Et que mine de rien, il y a un tas de choses que je ne sais pas en espagnol... Demain et vendredi, ça sera une grande libération lorsque je l'aurai terminé!

Alors voilà, c'est un peu mon état d'esprit du moment. J'essaye de ne pas trop penser au retour et je me cherche des occupations. On peut même dire que je suis un peu plus joyeuse depuis que je sais que je retourne en Italie en juin...

Toutes les notes