25 octobre 2009
Je veux écrire
Mais je peux pas!
Enfin si, un peu: avec la main gauche. Faites l'exercice: réapprenez à taper sur un clavier d'ordinateur avec une seule main, puis avec la main gauche. Ca donne juste envie de se taper la tête sur l'écran tellement c'est lent.
Ca fait une semaine que j'ai le bras droit immobilisé et je commence à péter un cable. Je ne peux pas manger, me doucher toute seule. Impossible évidemment de me maquiller, de lire un livre correctement, de porter quelque chose à deux mains, l'utilisation du bras droit étant prohibée jusqu'au 5 novembre minimum. J'ai une écharpe blanche pour tenir ma main à hauteur de l'épaule gauche, une attelle blanche sur la main qui ressemble à un gant de boxe. Je ne peux plus mettre la 1/2 de mes vêtements parce que la main ne passe pas la manche, d'ailleurs l'autre moitié est restée en M-erie. Dans la rue, les gens me regardent comme si j'étais une amputée d'un bras. Je déteste.

J'écoute The big machine et Les souvenirs sous ma frange en faisant des lignes d'écriture de la main gauche au cas où. Je recopie des articles. C'est pas glorieux. J'ai reçu du boulot de la fac: 4 dissert' et 2 commentaires de textes avant le 23 novembre. Malin, je fais comment mes brouillons? Mon macounet d'amour n'a pas encore la faculté d'écrire automatiquement ce que je lui dicte! Bientôt, j'embauche un(e) secrétaire.
Je commence à tourner en rond malgré les vacances chez Super Journaliste. 10 km de chez moi, le trajet est super familier. Mes journées commencent légèrement à être tout ce qu'il y a de plus routinier. Lire Libé, faire des lignes, réfléchir (ça je peux) aux sujets des devoirs, prendre l'air, tourner en rond, manger avec de l'aide, zoner etc... La M-erie me manque, je vais pas tenir deux mois avant d'y retourner. J'attends avec impatience l'arrivée d'un peu de vie sociale la semaine prochaine... Les heures et les jours passent lentement, on vient même d'en gagner une!
Encore 8 semaines, encore 8 semaines...
11:12 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : main, convalescence
19 octobre 2009
Aie, j'ai mal
Ce week-end je me suis blessée. Un accident bête, une grosse coupure dans la main droite. Beaucoup de sang, direction les urgences sans tarder. Le verdict est tombé après 3 bandages défaits et refaits: "on va vous garder pour la nuit et vous opérer demain". C'était samedi soir et ça faisait à peine 24 heures que j'étais rentrée chez moi, en Bourgogne.
Les médecins-urgentistes sont restés très calmes et très patients avec moi alors que je faisais une grosse crise de panique. Je n'ai jamais été opérée et je garde un horrible souvenir de mon seul séjour à l'hôpital. Ils m'ont donné des tranquilisants et m'ont installé dans une chambre pour que j'y passe la nuit. Il était 3 heures du matin. Je me suis réveillée plusieurs fois dans la nuit à cause de la douleur, le bandage étant très très serré pour éviter les saignements. Vers 6 heures, une infirmière m'a réveillée pour me faire prendre la douche obligatoire à la béthadine. Je n'ai pas pu: je suis tombée alors que j'étais en train de me déshabiller. Transport en chaise, jambes en l'air, claques, recharge de la perfusion... J'ai redormi comme une masse.
À 9h15, le chirurgien est passé me voir et a constaté que je ne ressentais plus rien au niveau de l'index droit. Deux heures plus tard, il est revenu et a dit: "ce que vous avez est très grave. Vous devez aller vous faire opérer à Dijon, chez un spécialiste de la main. L'opération est à 16 heures, vous pourrez rentrer chez vous après."
L'opération a duré près de 2 heures. Anesthésie locale mais ils m'ont tellement shootée pour le stress que j'ai dormi tout le long. J'ai mis une heure de plus à me réveiller complètement. Le verdict du chirurgien (très froid) a été sans appel: "c'est plus grave que ce qu'on pensait. Je vous ai retiré le morceau de verre qui restait mais vous avez le tendon fléchisseur de l'index cassé ainsi que les deux nerfs et l'artériole de ce doigt et un nerf et une artériole coupés dans le majeur. Maintenant vous allez avoir une rééducation très lourde qu'il va falloir faire très sérieusement si vous voulez retrouver l'usage de votre main. Il se peut aussi que vous ne retrouviez pas tout à 100%. Maintenant, il faut au moins pendant deux mois mettre votre vie entre parenthèses et ne penser qu'à la rééducation."
Alors maintenant je suis chez moi jusqu'en 2010, à écrire de la main gauche. Sans fac, avec un stage trouvé qui va être abandonné, loin des amis... Tout allait décidément trop bien en ce moment. Maintenant je suis assistée et j'ai mal.
17:17 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
16 septembre 2009
Un jour sans
Aujourd'hui, c'était ce qu'on appelle un jour "sans". Un jour qui fait chier pour parler crûment et qui ne restera pas dans les annales des jours à retenir.
Les jours sans, c'est chiant. Parce que même quand on pourrait aller bien et que tout fait qu'on va bien, ben on est de mauvaise humeur et énervé pour tout. Ou rien.
C'est dans les jours sans qu'on t'apprend que ton retour à l'anglais se soldera par 4h30 de cours d'anglais tous les vendredi. Ca fait 3 ans que t'es en break de la langue de Shakespeare et tout à coup, tu vas devoir y passer presque un quart de ta semaine de fac. Dans les jours sans, t'as l'impression de piétiner. Tout ce qui te paraît une avancée ridicule pour toi semble énorme lorsque c'est une autre personne qui y a droit. Rien ne bouge, tu veux y secouer mais en même temps ça fait flipper. Les autres grillent la priorité et toi tu restes idiot(e) sur le trottoir. T'as envie de blanc et t'obtiens noir. Et inversement.
Pour les trucs chiants, le temps passe très lentement. Et trop vite lorsque tu en as besoin de plus. Tu mets longtemps à rentrer, tu n'es patient pour rien et oh, comme par miracle, il se met à pleuvoir juste quand tu mets un pied dehors sans parapluie.
Le basilic crève dans son pot depuis l'annonce funèbre de sa mort prochaine par l'ami transalpin (présage?). Le mec qui fait craquer ses doigts toutes les demi-heures est assis juste à côté de toi pendant les trois heures de cours. Le téléphone ne répond pas ou pire, ne capte pas. Il y a une soirée mais tu n'as même pas envie de bouger. La saison d'HIMYM est finie et il faut attendre pour voir la prochaine. La toux ne part pas mais la fatigue elle, s'accumule. Les autres, ils comprennent rien, il savent rien, ils sont pathétiques. Le monde entier énerve...
Y a plus qu'à aller se coucher. Ca ira mieux demain qu'on dit...
NB/ Et comme c'est un jour sans et ben c'est aussi sans image et sans couleur. Illustration de l'humeur.
22:44 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mauvaise humeur, jour sans, chiant
02 septembre 2009
L'histoire de la vie (2)
Pensée philosophique du jour.
Pourquoi est-ce quand on s'y attend le moins qu'arrive une chose dont on ne rêvait même plus? Et que soudainement, cette chose prend toute sa dimension et fait presque plus peur que plaisir?

Je vous laisse méditer, j'ai rendez-vous à Lyon avec tout plein de chouettes personnes!
11:30 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : histoire de la vie, relations amoureuses
25 août 2009
L'histoire de la vie
Parfois, même à 21 ans, il arrive que l'on se sente vieille. Très vieille. C'est la vie.
Hier soir, je me suis sentie très vieille. Situons l'histoire: j'ai une petite soeur, pas si petite que ça puisque nous avons seulement deux ans d'écart. Donc Petite soeur à un copain depuis plus d'un an. Et c'est le Grand Amour, the Big Love.
Depuis qu'elle le connaît, Petite soeur ne jure que par lui. Il paraît que c'est l'Homme de sa vie, qu'ils sont faits l'un pour l'autre, inséparables... Moi en tant que grande soeur attentive et connaisseuse en coeur(s) brisé(s), j'ai déjà plusieurs fois tenté de la mettre en garde contre l'emballement amoureux, en vain.

Tout va toujours bien pour eux, pas de rupture à l'horizon et tant mieux! Mais hier, alors qu'elle rentrait de deux jours avec lui, elle m'a montré un cadeau qu'il lui a fait: leur histoire mise en image grâce à des photos. Une attention trop choute, tout ce qu'il y a de plus romantique. Sur une des photo, on voit un de ses tatouages (Petit ami en a 3 ou 4): la première lettre du prénom des membres de sa famille. Plus une. Un F, première lettre du prénom de Petite soeur.
"C'est un cadeau pour nos 1 an ensemble, m'a-t'elle dit, j'ai tenté de le dissuader mais il y tenait absolument. C'est une belle preuve nan?" Oui, c'est une belle preuve. Mais après seulement 1 an de relation et à 19 et 21 ans, n'est-ce pas un peu tôt?
Je me suis sentie très vieille. Complètement désabusée et vieux jeu. Avec "t'as été un peu vite pour tatouer son prénom, à l'endroit où palpite ton grand coeur de grand con" (Manu - Renaud), dans la tête.
Depuis, j'écoute ça.
18:08 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : histoire de la vie, relations amoureuses, tatouages
21 août 2009
En passant
Un petit mot en passant.
Je suis très occupée au Journal ces jours-ci: j'enchaîne une semaine de boulot de lundi à mardi non-stop et je dois dire que je ne chôme pas! J'ai eu beaucoup de rendez-vous toute cette semaine, de jours, de soirs et ça continue même ce week-end avec la couverture totale d'un triathlon toute la journée de dimanche. Pour l'occasion, j'aurai un super appareil photo reflex qui me permettra de voir les avantages de ce type de machine.

Il fait beau, je suis bien. Quand je bosse, je ne pense pas trop à autre chose. J'ai quand même une idée fixe dans la tête, un voyage que j'essaye de prévoir. J'hésite. Un voyage ou un super appareil photo? Ca pourrait être le sondage du jour: préfèreriez-vous partir en vacances ou avoir un appareil photo reflex?
Et puis il faut que je vous raconte mon coup de coeur série. Comme d'hab' trois ans après tout le monde, je suis archi-fan d'une série qui me fait mourir de rire! Mon seul problème, c'est que les épisodes en vostf sur les sites de streaming se font de plus en plus rares et je ne supporte pas la vf...
Très bon week-end à tout le monde!
23:09 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : journal, travail, séries tv, week-end
08 août 2009
21
À l'image de l'année dernière, putain, 21 ans...
Et pour l'occasion, mon plus beau souvenir de mes 20 ans, en photo:

Lisboa, février 2009
Très bon week-end à tout le monde! Je vais pour ma part fêter le commencement de ma dégénérescence du corps humain!
00:00 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, 21 ans, lisboa, soirées
05 août 2009
L'angoisse de la 21ème
Dans trois jours, j'ai 21 ans. La loose.
En fait il faut savoir que j'adore mon anniversaire. Ou plutôt, j'adorais. C'est (c'était) pour moi le jour le plus important de l'année. Je suis lion en signe astro et comme tout bon félin qui se respecte, j'ai un égo surdimensionné qui fait que MA date de naissance doit être le plus grand jour de l'année. Je suis toujours très attentive aux dates d'anniversaire et encore plus au mien.
Il faut dire que j'ai une date de naissance particulière qui symbolise l'infini à elle toute seule et qui paraît, porte chance. J'en suis très fière. Je ne me rappelle pas l'avoir choisie, il ne me semble pas avoir dit à ma mère "oh laisse moi sortir aujourd'hui!". Pourtant c'est comme ça, je suis née le 8/8/88 pour ceux qui ne suivent pas encore. Je suis un bébé-blog. Je ne connais personne sur la blogo qui soit plus jeune quoi moi (c'est le moment de vous faire connaître)!

Donc comme je disais, j'adorais le jour de mon anniversaire. Tous ces 8, l'été, les fêtes d'anniversaires, voir les années défiler jusqu'à l'âge suprême: 20 ans. 20 ans le 8/8/8, l'ouverture des JO, le début d'une nouvelle dizaine, tout ça tout ça, c'était génial.
Sauf que voilà, j'arrive sur mes 21 ans et malgré la majorité internationale, ça ne me plaît pas du tout! Je suis très bien à 20 ans, je les ai atteints, maintenant je veux y rester! Alors oui, je redoute mon anniversaire. Maintenant, j'ai l'impression de vieillir (beurk le vilain mot) et non plus de grandir. On commence déjà à me vouvoyer, preuve de mon âge avancé...!
Il ne me reste plus qu'à compter en dizaines. Et comme ça, j'aurai 20 ans pendant encore neuf ans. Na!
NB/ Ci-dessus, vous avez donc pu découvrir ma personnalité égocentrique, orgueilleuse et méprisante envers les vieux. Est-il utile de préciser qu'il faut le prendre avec humour?
23:15 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, 21 ans, vieillir, majorité internationale
30 juillet 2009
On dirait le Sud...
J'ai une relation ambigüe avec le Sud.
J'adore le Sud parce qu'il y fait toujours beau et chaud même quand le temps est pourri sur le reste du pays. Il y a la mer, les tropéziennes, la plage, les piscines, les glaces, les cigales qui chantent, le port du maillot de bain autorisé dans toute la ville... C'est une ambiance de vacances et c'est pour ça que ça me plaît.

Méditerranée de France
Je déteste le Sud parce qu'il y a trop de monde et parce que c'est un défilé permanent de grosses bagnoles, de trucs dorés qui brillent, un étalage du fric qui me gêne. On dirait qu'il y deux types de gens là-bas: les "pauvres" qui vont à pied à la plage publique, et les "riches" qui ont soit leur propre bateau, soit leur place réservée à la saison sur la plage privée.
Ca peut paraître snob mais je me sens toujours un peu mal-à-l'aise lorsque je suis là-bas, encore plus le soir lorsque les restaurants se remplissent et qu'il est l'heure d'aller faire une promenade sur le port. Beaucoup des choses me paraissent en décalage par rapport à ce que l'on pourrait vivre dans nos régions respectives. On dirait un spectacle permanent où l'argent est l'acteur principal. L'individualisme règne, chacun observe et décortique tout le monde (c'est fou comme les conversations de voisins de plage permettent d'en apprendre sur le genre humain!) et aime à montrer ses petits privilèges.

C'est une ambiance que je n'apprécie pas. Lorsque je vais à la mer, je n'y vais pas pour y trouver une ambiance type Ibiza. Non, je préfère les coins un peu plus calmes, de ceux qui accordent leur véritable importance à la "Nature" (ouais, ça fait vraiment mélo dit comme ça mais je n'avais pas d'autre expression). Mais même ces coins-là semblent perdre leurs charmes avec le sur-tourisme.
Plus j'y pense et plus je me dis que je ne pourrais pas vivre là-bas toute l'année. Malgré la mer, malgré le temps agréable, malgré tout ce qui peut me plaire dans cette région.
Et ironie contradictoire, les seules photos que j'ai ramené de mes vacances sont celles de bâteaux de particuliers amarrés dans le port...
11:11 Publié dans Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sud, côte d'azur, vacances, méditerranée
10 juillet 2009
Le blues de l'Eramus's woman, partie 2
NB/ Note mise en page et publiée que H&F m'a repassé en hors-ligne. Allez comprendre...
Il est jeudi soir et je suis chez moi pour le troisième jeudi en un mois. Combien de fois suis-je restée chez moi un jeudi pendant l'année scolaire? Une fois, deux fois?

Bologna, juin 2009
J'ai envie de sortir, de faire la fête, de retrouver l'ambiance de Salamanque. Les amis italiens, pas seulement les voir une fois tous les 36 du mois. Ou de l'année. Voilà le problème lorsqu'on est parti tôt de chez soi et qu'on a laissé les connaissances de collège au placard: les amis de lycée ne sont pas forcément à côté quand on en a besoin! Pesant. Un choix que j'assume. Mais pesant.
Que dire de plus? J'ai le cafard. De tout, de rien. De ma vie en Espagne, des copains de "là-bas" qui me manquent (terrible de devoir toujours en parler au lointain). Des vacances en Italie, des soirées sur les quais à Lyon, des amis de Lyon. J'ai envie de sortir et voir du monde et je suis coincée chez moi pour encore au moins deux jours. Je cherche des appartements et ne trouve pas ce que je veux. Ca me stresse, tout comme mon téléphone (neuf) qui ne fonctionne pas, le dossier d'inscription qui prend du retard. Je hais la bureaucratie française, c'est pas nouveau mais plus ça va, moins je la supporte.

Firenze, juin 2009
Je suis nostalgique. "Quand je pense qu'il y a deux semaines j'étais en Italie avec Carla, ses colocs, ses amis... Et il y a un mois, je faisais la fête à Salamanque...". Je n'arrive toujours pas à être au présent, mon gros problème. Le temps passe très doucement, je n'arrive même pas à me motiver pour faire quelque chose d'intelligent: ranger mes cours (pas envie de marquer vraiment la fin par ce geste), lire pour l'année prochaine, ranger ma chambre, m'occuper de moi... Non j'attends. Et même attendre est fatigant. Je ne suis pas patiente...
18:49 Publié dans Salamanca, la vie Erasmus, Vis ma vie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : erasmus, salamanca, dépression post erasmus, coup de blues








